Lettre d’information n°62 – septembre 2020

Assemblée Générale du 5 septembre 2020

Compte-rendu

Le samedi 5 septembre 2020, à 14 h 30, les membres de Stalles de Picardie, dûment convoqués par convocation en date du 30 juillet 2020, se sont réunis en la salle communale de Saint-Martin-aux-Bois pour l’assemblée générale annuelle, sous la présidence de Kristiane LEME, présidente.

Présents : A. Bonte, M. Fatras, P. Feugey, R. Gardin, D. Gasulla, C. Guizard, M-C. Guizard, Th. Hainsselin, J. Jacquand-Sebbe, H. Le Pochat, A. Lebrun, Kr. Lemé, E. Marsaux, B. Minart, P. Neveux, Ph. Stoeckel, B. Thiou, V. Villain

Excusés et ayant donné pouvoir : J. de Beurville, J. Bondrole, R. Bulan, C. Chatellain, A. Guyard, G. Hébuterne, A. Le Faou, P. Lemé, V. Lesert, P. Morel, R. Verhun

Quorum à atteindre en fonction du nombre de membres à jour de cotisation 2019 : 30 personnes
11 pouvoirs et 18 présents : le quorum est presque atteint. Compte tenu de la situation sanitaire, et l’Assemblée générale ayant déjà dû être reportée, nous considérons (après vote des présents) que la présente AG peut se tenir : le compte rendu sera envoyé à tous pour approbation.

Ordre du Jour :

  • Bilans de l’année 2019 : moral, d’activités, financier. Discussion, approbation des bilans.
  • Renouvellement des membres du CA (sortants en 2020 : Alain Bonte, Claude Boulet et Véronique Villain).
  • Activités pour l’année 2020 :
    • Publication des Actes de la 7e journée d’étude à Saint-Martin-aux-Bois, sur les chanoines réguliers
    • Journées du patrimoine, 21 et 22 septembre : la tête dans les étoiles – Annulation
    • Colloque « Les stalles d’Amiens : 500 ans »
    • Travaux de restauration de l’abside de l’église…
    • Préparation d’une exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois
  • Présentation du budget 2020
  • Débat et questions diverses
  • Clôture de l’AG
  • Le scoop final

Mais tout d’abord : appel des questions diverses. Étant donné l’absence de questions diverses, nous commençons notre ordre du jour.

I – Bilan moral :

Nombre d’adhérents 60 + 5 membres d’honneur, : en 2020, pour l’instant 40 adhérents sont à jour de cotisation.

II – Bilan d’activités :

Rappel des activités, dont le compte-rendu a été présenté dans les dernières Lettres d’information.

Activités sur place légèrement réduites, parce que nous attendions le démarrage des travaux sur le chevet de l’église, qui finalement n’ont commencé qu’en 2020 :

  • 7 juillet, encore une belle journée de Métiers d’art organisée par Monique, notre vice-présidente. Nous avons accueilli environ 230 visiteurs ; malgré la défection de dernière minute d’un exposant et du guitariste qui devait faire l’animation musicale, la journée s’est très bien passée et a été appréciée. L’atelier calligraphie a eu un grand succès.
  • Dimanches d’été. Bonne fréquentation, pour une fois régulièrement répartie sur les différents dimanches : 152 visiteurs, toujours très intéressés, assez généreux (515 € de ventes, 293 € de dons, ce qui est bien pour 152 visiteurs)
  • Visites de groupe réalisées par Bernard. Quelques contacts pour des visites de groupe ont été repoussés vu les travaux d’où un moindre nombre de visites de groupe
  • Journées du patrimoine 2019 : nous n’avions pas prévu d’être présents pour les journées du patrimoine, les 21et 22 septembre, mais la Compagnie du Cerbère a proposé une animation, les Médiévales, qui ont attiré beaucoup de monde : 1500 personnes en deux jours !

Activités de recherche :

  • 25 mai, Journée d’étude sur les chanoines réguliers. Organisée une fois encore avec Julie Colaye, doctorante en histoire médiévale, et le soutien financier de l’équipe de recherche TrAme de l’UPJV. 9 intervenants, dont certains venant d’assez loin, ce qui montre que nos journées d’étude commencent à être connues et appréciées des chercheurs en histoire. Environ 25 personnes ont suivi les travaux. Nous avons reçu les remerciements de tous les participants pour la qualité de l’accueil.
  • Les Actes de la journée d’étude 2018 étaient prêts pour le 25 mai. Ils sont élaborés par Julie Colaye et moi-même, et nous bénéficions là aussi de l’aide financière de TrAme de l’Université de Picardie.

Activités pour la vie de l’association :

  • Site internet, page Facebook, Lettre d’Information numérique : tout cela a été repris par Marie-Christine Guizard qui a rénové le site (qui avait plus de 5 ans), l’a modernisé, rendu plus attrayant, a pris tout cela en charge, et notre association reçoit des félicitations de la part de ses membres mais aussi de personnes extérieures qui trouvent des informations qui les intéressent et peuvent communiquer avec nous plus facilement. Notre présidente reçoit des félicitations pour le site qu’elle partage avec Marie-Christine.
  • La Lettre d’Information a également été rénovée, et est envoyée par Internet à nos membres. Mais nous continuons la Lettre papier pour les membres qui n’ont pas Internet ou la préfèrent de façon traditionnelle. Dernières parutions : n° 59 en juin et n° 60 en décembre 2019.
  • Le Crédit agricole a lancé un concours J’aime mon association : il suffisait de voter par Internet pour une des associations proposées par les caisses locales du Crédit agricole. Quelques petits couacs informatiques… Nous avons eu une centaine de votes, ce qui n’est pas mal du tout par rapport à l’ensemble des votes puisque nous sommes ainsi parvenus en seconde place, mais nous n’avons pas gagné.
  • Nous avons réuni le CA deux fois, le 19 janvier et le 30 novembre 2019.
  • Et l’Assemblée générale le 4 mai 2019 : suivie d’une conférence par un architecte sur les travaux de l’abside

Ce bilan d’activité est accepté à l’unanimité des présents, aucune opposition ni abstention.

III – Bilan financier de l’année 2019 :

Dépenses :                 2 565,91 €
Gros postes de dépenses : frais de réception 808,52 €, Imprimerie 702,08 €

Recettes :                   4 143,37 €
Gros postes de recettes : adhésions 1 250 €, ventes d’ouvrages 1 193,70 €

Solde annuel :            + 1 577,46 €
Voir le tableau de détails de notre trésorier en annexe 1.

Bilan détaillé des manifestations 2019 (annexe 2) :
Journée des métiers d’art : solde final négatif de 111, 79 €
Journée d’étude : solde final positif de 117 € restant à notre charge (attention : le terme « inscriptions » correspond en fait à des repas et non des frais d’inscription)

Stocks (hors cartes postales et marque-pages, que nous offrons). Voir annexe 3.
Valorisation calculée avec abattement de 20 %

Au 31 décembre 2019, l’association disposait de 14 387,09 €

Les bilans sont soumis aux votes des membres et adoptés à l’unanimité, sans aucune opposition ni abstention.
À propos des tookets, notre Présidente fera un mail au Crédit Agricole pour le remercier et demander comment remercier ceux qui nous versent des tookets.
Rapidement, bilan actuel au 29 aout 2020 : sur le compte 1 266,18 €
                                               Livret A 14 196,54 €
                                               Total : 15 544,01 €

IV – Élections au CA :

Sortants en 2020 : Alain Bonte, Claude Boulet et Véronique Villain : ces trois personnes se représentent et sont réélues à l’unanimité des présents : aucune abstention ni opposition.
L’Assemblée générale reprend ensuite pour envisager l’avenir.

V – Propositions d’activités pour 2020 et l’année suivante :

  • Publication des Actes de la journée d’étude de mai 2019 : 150 exemplaires auraient dû être disponibles aujourd’hui mais un problème technique est intervenu chez l’imprimeur ! (le volume fera 180 pages env. dont 50 en couleurs : la machine les avait tirée en noir et blanc). Aide financière de l’Université de Picardie (env. 1 800 €. Reste à charge à prévoir de notre côté)
  • Journées du patrimoine, 19 et 20 septembre : l’église sera fermée, les visites impossibles. Nous avions envisagé une animation avec l’association Repères, comme il y a deux ans. Mais les contraintes liées à la Covid-19 rendent très difficile l’organisation de ce genre de manifestation : distance physique, impossibilité pour les visiteurs d’utiliser les télescopes et lunettes astronomiques, nécessité d’enregistrer les coordonnées des visiteurs pour les contacter en cas de COVID chez l’un des participants. Il nous a semblé plus sage de ne pas proposer une animation « au rabais » et d’annuler tout simplement.
  • Journée d’étude : l’année 2020 est celle des 800 ans de la cathédrale d’Amiens et des 500 ans des stalles d’Amiens (posées entre 1519 et 1521). S’il n’y aura pas de journée d’études en 2020 à Saint-Martin-aux-Bois, il y aura en revanche un colloque consacré à ces stalles, vendredi 20 et samedi 21 novembre, au musée de Picardie, avec un riche programme. Et des aides financières de l’Université, d’Amiens métropole, de la Société des Antiquaires de Picardie, et le soutien logistique et scientifique du musée de Picardie, et du diocèse. Organisation : Stalles de Picardie et Misericordia International, UPJV, Amiens Métropole, Musée de Picardie, Amis de la cathédrale et Société des Antiquaires de Picardie. Concert, visites… feront partie du colloque.
    On aura recours à une visio-conférence pour les intervenants les plus lointains très probablement.
    Le vendredi soir est prévu un concert de musique médiévale.
    Le samedi, visite conférence par François Séguin du Musée de Picardie mettant en valeur les éléments de stalles conservés au musée de Picardie dont l’élément que notre association lui a offert : tous les éléments en bois seront restaurés et feront l’objet d’une analyse dendro-chronologique : on devrait avoir le 21 novembre les résultats de ces analyses.
    L’après-midi est prévue une visite de stalles de la cathédrale d’Amiens après inscription obligatoire et avec port obligatoire du masque.
    Ce colloque est gratuit mais sur inscription. Espérons que les contraintes sanitaires permettront la tenue de ce colloque !
  • Travaux de restauration de l’abside de l’église : Alain Lebrun, maire de Saint-Martin-aux-Bois, donne des informations sur les travaux en cours et la signature du contrat de mécénat avec le Crédit Agricole pour la restauration des verrières.
    Nous en sommes maintenant au 8e mois de travaux, commencés fin janvier 2020.
    La crise sanitaire n’a pas épargné l’abbaye : il a en effet fallu pratiquer une interruption des travaux de 45 jours, faute de main d’œuvre.
    Les vitraux sont à ce jour démontés.
    La baie 0 (c’est-à-dire la baie centrale) a fait l’objet de gros travaux de maçonnerie qui sont presque achevés.
    On attaque donc la dépose des meneaux et leur restauration. Les professionnels de la taille de pierre travaillent sur place.
    Les vitraux démontés et apportés près d’Auxerre sont restaurés voire réparés même si le plomb n’est pas trop abimé. Le maitre verrier ART Vitrail, près d’Auxerre, a remporté l’appel d’offre avec le délai de 21 mois maximum (les ateliers Courageux, qui connaissent l’église et ont par le passé travaillé sur les vitraux, n’ont pas répondu à l’appel d’offres, à cause de ce délai de 21 mois, trop court pour eux). Art vitrail fait un travail minutieux avec brossage à l’eau savonneuse et à la main.
    Il y a eu quelques surprises sur la serrurerie, très abimée. Et surtout, curieusement, elle n’est pas toujours intégrée dans les meneaux donc certaines barlotières doivent être rallongées car elles étaient de longueur insuffisante et ne tenaient qu’avec du mortier.
    La phase 1 devrait être terminée fin 2020, la phase 2 pourrait commencer début 2021, pour une fin de restauration fin 2021.
    Vendredi prochain aura lieu un bel évènement avec le Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat et la Fondation Crédit Agricole Pays de France car ces deux institutions ont amené 100 000 euros. Pour mémoire, en avril cet événement avait dû être reporté.
  • Exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois et d’ailleurs ? Nous avons commencé à réfléchir et préparer une exposition de photos sur les stalles : exposition générale, sur toutes les stalles de France, mais en mettant particulièrement en valeur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois et celles de Picardie pour que cette exposition puisse « tourner » en Picardie.
    Alain Bonte et moi-même possédons déjà pas mal de photos, et nous savons que nous pouvons compter sur les photos de Roland Gardin, également.
    Une demande d’aide sera sans doute à envisager, pour les frais de préparation : supports, tirages papier des photos…
    Une réunion est à prévoir sous peu pour poursuivre ce projet d’exposition.
    Il y aura un coût pour cette exposition : aluminium pour les tirages avec une couche protectrice.
    Roland Gardin précise qu’il faut faire très attention aux encres de tirage pour que l’exposition dure dans le temps et il faut demander une garantie pour la tenue pour résister aux ultra-violets.
    Le Noir et Blanc tiendra mieux que les couleurs.
    Les lieux d’exposition restent à définir.
    Roland Gardin suggère de disposer des photos des stalles de Saint-Martin à l’extérieur pour les gens qui viennent pour visiter les stalles et ne peuvent pas les voir en raison des travaux, en s’inspirant des panneaux faits par l’association des chars (Alain se rapproche d’eux au sujet de ces tableaux)

VI – Budget prévisionnel 2020 :

Voir Annexe 4.
Tous les volumes des actes sont désormais vendus à 20 euros et on fera des lots promotionnels pour le colloque de novembre 2020.

Questions diverses :

Impôts : en juillet 2020 les impôts d’Amiens ont demandé que l’association fasse une déclaration annuelle d’impôts alors que l’association ne touche pas de bénéfice de valeurs mobilières.
Il semblerait que toutes les associations doivent remplir cette déclaration y compris si c’est pour noter « néant » sur la déclaration… Afin d’éclaircir nos obligations, l’AG décide qu’il faut contacter la MAAM pour lui exposer notre interrogation.
Toutes les affaires juridiques concernant les associations sont du ressort du tribunal de grande instance.
Le présent procès-verbal enregistre le changement de siège social de notre association en ce qui concerne l’administration des impôts pour être relevable des impôts de Clermont.


Le scoop !


Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat et la Fondation Crédit Agricole Pays de France apportent leur soutien à la sauvegarde des verrières.

Présentation du projet

Journée du 11 septembre 2020


Annexes financières

Annexe 1. Bilan de l’année 2019

ComptesDépensesRecettes
Site Internet (hébergement, nom de domaine)51,45 € 
Adhésions autres associations (Maison Assoc Amiens métropole)25,00 € 
Affranchissement182,67 € 
Assurance193,19 € 
Frais réception/représentation808,52 € 
Imprimerie (Affiches, Actes II)702,08 € 
Prestation Intervenants/Exposants140,00 € 
Transport163,00 € 
Adhésions 2019 1 250,00 €
Dons 387,30 €
Journée d’études : inscriptions 256,00 €
Journée Métiers d’art : inscriptions artisans 240,00 €
Subvention Mairie Saint-Martin-aux-Bois 150,00 €
Tookets Crédit Agricole 570,18 €
Ventes d’ouvrages 1 193,70 €
Intérêts Livret A 96,19 €
Total2 565,91 €4 143,37€
Soit solde positif 1 577,46 €

Soldes au 31 décembre 2019

Livret A13 396,54 € Rappel 
Caisse69,26 € Avoir au 01/01/201912 809,63 €
Compte bancaire921,29 € Excédent 20191 577,46 €
Total14 387,09 €  14 387,09 €

Annexe 2. Bilan détaille des manifestations 2019

Journée des Métiers d’ArtInscriptions artisans240,00 €
Vente d’ouvrages179,50 €
Affranchissement-21,12 €
Frais réception/représentation-353,97 €
Imprimerie-16,20 €
Prestations intervenant-140,00 €
Résultat :-111,79 €
Journée d’ÉtudeInscriptions256,00 €
Vente d’ouvrages45,00 €
Frais réception/représentation-184,00 €
Résultat :117,00 €

Annexe 3. Stocks au 31 décembre 2019

Année de publicationQuantité commandéePrix d’achatStocksPrix à l’unitéValorisation (avec abattement de 20 %)
Livrets201510001 458,38 €7908,00 €5 056,00 €
Livre Les stalles20164004 295,71 €20023,00 €3 680,00 €
Actes I20151503 393,00 €4820,00 €768,00 €
Actes II2018100563,61 €3220,00 €512,00 €
Actes III2019100602,28 €7220,00 €1 152,00 €

Annexe 4. Budget 2020

Vol et retrouvailles de la Statue de la Vierge à l’Enfant – XIVe siècle

Vendredi 13 mars 2020, un mail de Richard Schuler, CAOA, m’avertit qu’une statue est mise en vente aux enchères par le commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn, chez Drouot.

Or, cette statue ressemble étrangement à la statue de la Vierge à l’Enfant qui a été volée dans l’église de Saint-Martin-aux-Bois il y a plus de 60 ans !

La photo publiée est en effet très ressemblante, les traces de polychromie notamment laissent peu de doutes.

La vente doit avoir lieu le 24 mars.

C’est le Bureau de la Conservation du patrimoine mobilier et instrumental (182 rue Saint-Honoré), du Service du Patrimoine du Ministère de la Culture, qui a repéré la statue et a tout de suite lancé l’alerte : Judith Kagan, Cheffe du Bureau, prévient le CAOA mais en même temps un certain nombre de collègues pour qu’ils fassent les vérifications nécessaires ainsi que l’OCBC : Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels, qui dépend de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (Nanterre).

Les choses sont très rapides : Judith Kagan a repéré la statue le vendredi 13 mars et saisit l’OCBC le lundi 16 mars.

La vente du 24 mars n’a pas eu lieu, coronavirus oblige, mais a été reportée en mai. En fait elle n’aura lieu que le 18 juin.

Mais la preuve est faite qu’il s’agit bien de la statue volée à Saint-Martin-aux-Bois et la police demande qu’elle soit retirée de la vente.

Retour sur le vol, raconté notamment par la presse.

Le récit du vol est connu grâce aux articles parus dans le Progrès de l’Oise que m’a transmis Bernard Thiou :

Le vol aurait eu lieu en décembre 1959. Le journaliste s’est livré à une « enquête » dans le village pour essayer de déterminer comment le vol a pu avoir lieu : le voleur est-il passé par la sacristie, par une fenêtre, ou par la porte ? L’habitant de la maison au chevet de l’église avait un chien qui « aboie férocement », le visiteur aurait été entendu. En revanche, la ferme devant l’église reçoit tellement de visiteurs que les chiens ne disent rien (sauf la nuit).

Par ailleurs, pour visiter l’église, il fallait demander la clef à une vieille personne du village, qui a fait confiance au visiteur et l’a laissé pénétrer seul dans l’église.

Une autre source (M. Germain Loisel, ancien habitant de Saint-Martin-aux-Bois, ayant travaillé à la Caisse Nationale des Monuments historiques et des Sites) précise que ce visiteur était en soutane. On comprend que la gardienne ait eu confiance…

L’enquête a été menée par un inspecteur de la Sûreté nationale, l’inspecteur Becq ou Beck mais n’avait rien donné, la statue avait disparu, et n’était plus connue que par des photos.

Photos

  • Les Monuments historiques possèdent un cliché ancien de la statue (à gauche)
  • Le GEMOB avait publié un numéro spécial sur Saint-Martin-aux-Bois avec la liste des objets volés, et une photo de la Vierge à l’Enfant, qu’on voyait simplement posée sur l’accotoir devant un haut-dossier des stalles.(au centre)
  • Notre association en possède une belle photo qui nous avait été donnée il y a quelques années par une personne âgée du village. (à droite)

Mais si la statue a été retrouvée, il reste quelques questions non résolues :

Vierge à l'enfant de Saint-Martin-aux-Bois
  • La date du vol. Selon une coupure de presse, ce serait en décembre 1959. Selon Germain Loisel et le GEMOB ce serait en décembre 1960
  • L’auteur du vol. La vente devait être faite par le Commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn, au-dessus de tout soupçon. Il tient une galerie Avenue Matignon, il est très connu dans le monde du marché de l’art. Il vendait cette statue déposée par la Galerie Steinitz, également une grande Galerie parisienne (rue Royale). Mise à prix : 25 000 à 40 000 €. Il est probable que le voleur a revendu la statue par un intermédiaire, et que cet ou ces intermédiaires ont réussi à faire un faux certificat ou à abuser les galeries d’art…

Retour à Saint-Martin-aux-Bois 

Il n’est pas sûr que la commune ait déposé une plainte à l’époque du vol, mais l’absence de plainte n’est pas préjudiciable : la statue était propriété de la commune, donc de l’État, et tous les biens de l’État sont inaliénables et imprescriptibles. Donc même 60 ans après, même sans dépôt de plainte, l’objet volé revient à la commune (s’il est retrouvé sur le sol français : la situation est différente pour un objet volé qui est retrouvé à l’étranger).

La statue reviendra donc de droit à la commune. Cette dernière peut la mettre en dépôt dans un musée, ce sera au Conseil municipal de choisir.

Sa place semble tout de même être l’église, quand les travaux actuels seront terminés, et quand un emplacement sécurisé aura été aménagé.

C’est une très belle statue du xive siècle, en albâtre selon la base Palissy du Ministère de la Culture ; il existe deux types d’albâtre, l’un dit gypseux, tendre, l’autre calcaire, appelé également marbre onyx : c’est une calcite dure, dont la caractéristique est d’être semi-transparente et rarement parfaitement blanche. En effet, en surface de la statue, on voit comme des « ondulations » de couleur jaune miel, tirant parfois sur le rouge sombre.

La statue mesure 80 cm de haut, 22 cm de large et 16 cm de profondeur. Elle est ornée de pierres, et porte des traces de polychromie : sa qualité témoigne du goût des chanoines de l’abbaye au xive siècle ainsi que de leur richesse, ou de celle du donateur. Nous n’avons (à l’heure actuelle) aucun renseignement sur l’origine de l’œuvre (donateur, artisan, etc.)

Travaux – juin 2020

Restauration du chevet – Juin 2020

Après un arrêt du chantier sur place, à cause du Covid-19, les travaux ont pu reprendre en juin.

A l’heure actuelle, les vitraux des baies 0, 1, 3 et 5 (côté nord) ont été déposés, et remplacés par des panneaux en polycarbonate. Les vitraux ont été transportés dans l’atelier du verrier, et sont en cours de nettoyage, restauration : les morceaux qui ne peuvent pas être réutilisés sont refaits à l’identique dans du verre neuf. Environ la moitié des vitres pourra être restaurée et remontée.

Les maçonneries ont été renforcées au niveau des voûtes du chevet, et l’entreprise Léon Noël a commencé la taille des meneaux, qui se fait sur place.

Un meneau est un montant (de pierre ou de bois) qui divise une fenêtre en plusieurs compartiments qui peuvent être dormants ou ouvrants.

Les meneaux sont indispensables dès que les ouvertures atteignent certaines dimensions, car des vitres larges ne peuvent tenir à l’aide de simples barlotières métalliques.

Dans les édifices gothiques, aux XIIe et début du XIIIe siècles, les meneaux étaient bâtis c’est-à-dire constitués de pierre taillées superposées. Mais dès le milieu du XIIIe siècle, on construit des meneaux de grandes dimensions, d’un seul bloc de pierre.

Ce n’est possible que lorsque la qualité de la pierre est excellente, d’autant plus que la pierre sera posée en délit (contrairement au sens du « lit », sens dans lequel la pierre s’est formée par dépôt de sédiments). Cela nécessite aussi des assises suffisamment épaisses.

Les meneaux seront refaits pour toutes les baies (à l’exception de la n° 5). Ils sont de grande taille, mesurant de 1,80 m à un peu plus de 2 m, et pesant entre 400 et 500 kg.

On voit ici un meneau en cours de taille : sur la section a été reporté le gabarit du meneau, formes et dimensions.

Un côté est déjà taillé.

On remarque que les deux colonnettes qui entourent le cœur sont de dimensions inégales : la plus petite (à droite sur la photo) sera à l’intérieur de l’édifice, la plus grosse à l’extérieur. Au centre du meneau a été taillée une rainure longitudinale, dont la coupe est dissymétrique : c’est la feuillure dans laquelle le vitrage sera inséré. A notre gauche, le bord est vertical, il adhérera bien à la vitre : c’est l’extérieur du meneau. A notre droite, le bord est biseauté, c’est l’intérieur du meneau.

Pour l’instant, malgré le ralentissement dû à la situation sanitaire, le chantier n’a pas pris trop de retard ! La première phase devrait, si tout se poursuit normalement, être terminée en janvier 2021.

Lettre d’information n°61 – juin 2020

Sommaire :

Assemblée générale

Notre association, comme beaucoup d’autres cette année, a été obligée de renoncer à réunir son Assemblée générale, prévue le samedi 24 mars 2020.

Nous pourrions, comme la loi le prévoit, organiser une Assemblée générale par audio ou visioconférence : cette possibilité nous semble délicate à mettre en œuvre, pour des raisons techniques, et ne répond pas à notre désir de convivialité. Par ailleurs, pour Stalles de Picardie, il n’y a pas d’urgence à tenir l’Assemblée générale, puisque nous ne recevons pas d’aide financière des collectivités territoriales auxquelles nous devrions rendre des comptes.

Il nous semble préférable d’attendre que la situation sanitaire permette une véritable réunion au cours de laquelle nous pourrons, tout en appliquant les consignes de sécurité, nous retrouver et parler des projets de notre association.

Il est encore difficile dans l’immédiat de fixer une date pour cette assemblée générale : la fin du mois de juin est sans doute prématurée (surtout si le deuxième tour des élections municipales a lieu à ce moment-là).

Nous verrons comment la situation évolue dans les semaines qui viennent et quelles seront les directives gouvernementales, avant de choisir une date de réunion, vraisemblablement début septembre.

Nous espérons vous retrouver tous en bonne santé à cette occasion !

Travaux sur l’église

Le chantier sur le chevet de l’église avait bien démarré, mais a dû être interrompu, en application des règles sanitaires. Après une réunion sécurité qui a permis de vérifier que les conditions de travail respectaient les directives COVID-19, la reprise du chantier a été fixée au lundi 27 mai.

Mais pendant les semaines de confinement, il n’y a pas eu arrêt complet de l’activité ! Les vitraux avaient été soigneusement démontés, après avoir été numérotés pour qu’on puisse localiser précisément chaque morceau dans la verrière. Transportés dans les ateliers des vitraillistes, ils ont déjà été l’objet des soins des spécialistes.

2020 : 800 ans de la cathédrale d’Amiens, 500 ans des stalles de la cathédrale…

De nombreuses manifestations étaient prévues pour commémorer le début des travaux de construction de la cathédrale d’Amiens, tout au long de l’année 2020. Bien sûr, tout ce qui devait avoir lieu au cours du premier semestre a été annulé, et reporté à des dates ultérieures, qui restent encore à déterminer.

Les associations Stalles de Picardie et Misericordia International (en partenariat avec, notamment, l’Université de Picardie, le Musée de Picardie, Amiens métropole) organisent à l’occasion de la construction et de la pose des stalles dans le chœur de la cathédrale amiénoise, il y a 500 ans, un colloque qui devrait avoir lieu les vendredi 20 et samedi 21 novembre 2020. Nous vous présentons un pré-programme (donc non encore définitif) que nous espérons pouvoir réaliser aux dates prévues.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

Autre lecture pour l’été…

Peut-être aurez-vous l’occasion cet été de visiter un musée et d’y découvrir des œuvres d’art, tableaux, statues… Vous vous poserez peut-être la question de savoir où était telle ou telle œuvre avant d’être suspendue au mur de ce musée.

Pour répondre à cette question, que, semble-t-il, beaucoup de curieux se posent, le Musée de Strasbourg a organisé une exposition Avant le musée… à quoi servaient les tableaux ? Ouverte le 20 septembre 2019, l’exposition est prolongée jusqu’au 2 août 2021.

Le catalogue qui accompagne l’exposition est destiné à aider les visiteurs à mieux comprendre l’origine des œuvres de tous les musées : aucune œuvre n’a été créée pour figurer dans un musée ! Rappelons que les musées, au sens actuel du terme, n’apparaissent véritablement qu’à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, pour recueillir justement des œuvres jugées artistiques, patrimoniales, mais qui ont perdu leur fonction, leur utilité.

Les œuvres que nous appelons « œuvres d’art » et admirons comme telles ont été créées avec une fonction, elles « servaient » à quelque chose : c’est le cas des stalles, qui étaient avant tout des sièges destinés aux religieux, indispensables pour qu’ils puissent se réunir et prier dans leur église. De la même façon, les tableaux, les retables, étaient peints pour susciter la piété des contemporains.

L’ouvrage publié par les Musées de Strasbourg présente, d’une façon un peu inhabituelle, une trentaine d’œuvres choisies parmi celles qui sont exposées dans les Musées de la ville de Strasbourg. Ce n’est pas le style du peintre ou du sculpteur qui est mis en avant, mais les raisons de la création de l’œuvre, son usage, sa fonction, à qui, à quoi elle devait servir.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du musée

Catalogue Avant le musée, Dominique Jacquot, édition des Musées de Strasbourg, 2019, 106 p., 18 €

ISBN 9782351251690

Un peu d’histoire… et de cuisine !

L’épidémie de Covid-19 qui touche notre monde cette année n’est pas la première épidémie que connaît l’humanité ! Au Moyen Âge, la peste, à plusieurs reprises, s’est répandue et a fait des ravages. Et déjà, des hommes se sont dévoués pour aider leurs contemporains.

C’est le cas de Nostradamus ! Vous avez déjà entendu son nom évoqué à propos de ses soi-disant capacités de devin… Ce qui est bien plus certain, c’est que Michel de Nostre-Dame est né à Salon-de-Provence au début du xvie siècle. Son père était notaire mais il y avait des médecins parmi ses ancêtres, et c’est peut-être ce qui l’attira vers la médecine. En 1525, une épidémie de peste s’attaque au sud-ouest de la France, et il arrête ses études pour secourir les malades.

Passionné de botanique et de ce qui allait devenir la chimie, il met au point une poudre pour aider la population à éviter d’attraper la peste. En 1546, une nouvelle épidémie de peste se déclenche à Aix-en-Provence, et à nouveau il vient au secours de la population.

Il expérimentait beaucoup, avec toutes sortes de plantes, il fabriquait beaucoup d’onguents, de poudres, mais s’intéressait aussi à la cuisine, reconnaissant son importance pour la santé humaine.

En 1555 son Traité des confitures est publié chez un imprimeur lyonnais. D’autres éditions, enrichies, suivirent les années suivantes.

Ses recettes ne sont pas toujours faciles à interpréter et à réaliser : les produits qu’il utilisait n’existent plus à l’heure actuelle sous la même forme, les dosages qu’il donne sont parfois (souvent !) imprécis… Pourtant, nous pouvons nous en inspirer pour préparer des confitures délicieuses et originales.

La saison des cerises est proche, alors essayez cette recette de marmelade de cerises, excellente avec des griottes :

Il faut tout d’abord laver les fruits, et en ôter queues et noyaux. Vous les pesez : il vous faut le même poids de miel (ou de sucre blanc) que de fruits équeutés et dénoyautés. Disposez les fruits et le miel dans une terrine, en alternant les couches. Vous pouvez ajouter gingembre râpé ou cannelle à chaque couche. Si vous souhaitez manger cette marmelade, comme cela se faisait au Moyen Âge, en accompagnement d’un plat de viande, choisissez plutôt des épices.

Laissez reposer au moins douze heures.

Après ce repos de douze heures, versez le mélange dans une bassine de cuisson, et laissez cuire environ 20 à 25 minutes, en commençant doucement et en augmentant petit à petit la force de cuisson. Comme toujours avec les marmelades, le temps de cuisson ne peut être donné de façon précise, il dépend des fruits choisis. Faites le test de l’assiette froide (très facile à faire et ne demandant pas d’ustensile particulier, ce test est connu par toutes celles – et ceux ? – qui font des confitures : versez sur une assiette froide une petite quantité de marmelade ; passez le doigt – attention, c’est chaud ! – au milieu de la surface recouverte : les deux parties de marmelade ne doivent pas se rejoindre), ne laissez pas cuire trop longtemps sinon vous aurez une pâte de fruits !

Mettez ensuite en pots, couvrez… et attendez quelques jours pour déguster !

Journées du patrimoine

La DRAC Hauts-de-France vient de nous donner des informations sur les prochaines journées du patrimoine, qui devraient se dérouler les 19 et 20 septembre sur le thème « Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie ! » (si la situation sanitaire le permet, évidemment).

Nous attendons des précisions sur les conditions d’organisation de ces journées avant de décider d’un éventuel programme. L’église sera encore en travaux, mais des animations à l’extérieur seraient possibles. Nous vous tiendrons informés au cours de l’été.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

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Programme provisoire du colloque

Vendredi 20 novembre 2020 – 9 h 00-17 h 30

Université de Picardie Jules Verne, Logis du Roy

Kristiane Lemé-Hébuterne, Introduction à la journée, et présentation des stalles de la cathédrale d’Amiens

Sofiane Abdi, Chanoines et clercs du chœur dans leurs stalles : vie quotidienne, usages et réglementations dans quelques cathédrales du nord du royaume de France (xive-xvie siècles)

Cyrille Chatellain, Politique, immigration et stalles. L’exemple des stalles des diocèses d’Amiens et de Beauvais (fin xve-début xvie siècles)

Florian Meunier, Les stalles de la cathédrale de Troyes : un chantier opposant les points de vue des chanoines et des artistes dans les années 1520 à 1530

Cécile d’Anterroches, Les stalles du château de Gaillon et la cathédrale d’Amiens. Les artisans tissent des liens

Thibault Cardon, Christine Cercy et Corinne Gardais, Les stalles du couvent des Dames de l’Abbiette : entre vestiges et culture matérielle (fouilles du couvent des Dominicaines de Lille)

Charlotte Wytema, An Immaculate Phenomenon : the Amiens choirstalls and the Virgin with fifteen Symbols Imagery

Corinne Charles, Tapisseries liées aux stalles médiévales

Frédéric Billiet, Réentendre le concert imaginaire dans les stalles d’Amiens

Valérie Nunes-Le Page, La représentation des chanteurs dans les stalles de la cathédrale d’Amiens

Samedi 21 novembre

Musée de Picardie

Rafaella Bortolini, Typologie des aérophones dans les stalles médiévales

Miki Witmond, Enkhuizen Choir screen decorations depicting the John the Baptist hymn Ut queant laxis

François Séguin, Visite conférence « Les éléments de stalles déposés au Musée de Picardie »

En complément de ces communications, un concert de musique médiévale sera offert le vendredi soir à l’église Saint-Leu d’Amiens, et une visite des stalles de la cathédrale aura lieu le samedi après-midi.

Toutes les précisions nécessaires et le bulletin d’inscription seront diffusés après l’été.

Travaux

Depuis le lundi 6 janvier, l’entreprise Léon Noël installe les échafaudages préalablement aux travaux sur le chevet.
À l’extérieur de l’église, sur le terrain communal près de l’ancien presbytère (maison à l’est de l’église) sont posés les Algeco, toilettes, l’atelier de taille de pierre, avec raccordements pour l’eau et l’électricité. Le tout est protégé par des grilles.   À l’intérieur, le mobilier du chœur est déplacé : le petit autel est transporté dans le bas-côté nord, le retable de saint Martin aussi. Les stalles basses sont déplacées vers la rambarde limitant le chœur. Le sol est protégé par du géo-textile sur lequel sont posées des plaques en caoutchouc, pour permettre le déplacement des brouettes et autres appareils de roulement et transport et ne pas abîmer le dallage.

« L’emmaillotage » des stalles commence : un grand cadre en bois les entoure, il sera garni de planches, et dessous les stalles sont entourées de géo-textile qui les protège tout en laissant respirer le bois.
Les tubes de l’échafaudage traverseront le coffre qui entoure les stalles. Précisons qu’avant le démarrage des travaux, un huissier est venu faire un véritable état des lieux, prenant un grand nombre de photos, de l’intérieur et de l’extérieur, tout en décrivant soigneusement ce qu’il voyait sur un magnétophone.

Enfin, côté finances, une importante réunion a eu lieu au Crédit Agricole, à Paris : le projet de restauration du chevet a été examiné avec grand intérêt ; la proposition d’une aide de 100 000 € a reçu un avis très favorable. La décision finale doit être prise prochainement par le Conseil d’Administration.

Pour en savoir plus : https://amisdesaintmartinauxbois.org/

Restauration de l’abside

désordres structurels - abside

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va entrer cette année dans une phase de restauration importante : le chevet de l’édifice va subir des travaux, tant sur la maçonnerie que sur la partie vitrée.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du xiiie siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou
tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont
éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux xixe et xxe siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du xiiie siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux à entreprendre vont donc consister à déposer les vitraux, baie par baie, à refaire les maçonneries et à remonter les vitraux, qui auront également été restaurés, complétés, refaits le cas échéant.

Les appels d’offres, lancés par la commune en mars, ont reçu plusieurs réponses : le lot n° 1, maçonnerie et pierre de taille, a été attribué à l’entreprise Léon Noël, mais les réponses pour les lots n° 2 et 3, serrurerie et restauration des vitraux, n’ont pas semblé satisfaisantes à l’Architecte des Bâtiments de France, qui a souhaité que l’appel d’offres soit à nouveau diffusé. Les réponses à ce deuxième appel doivent être rendues pour le 3 juillet. Nous saurons donc début juillet quelle entreprise prendra en charge la partie  plombs et vitres.

L’entreprise Léon Noël est bien connue dans l’Oise : fondée en 1830, à Reims, elle a participé ces dernières années à la restauration, entre autres, de différents édifices à Chantilly, Ermenonville, des remparts gallo-romains, de la cathédrale et du palais des évêques de Beauvais… Les compagnons qui y sont employés possèdent savoir-faire et
expérience, respectent les techniques ancestrales qui ont présidé à l’édification des bâtiments qu’ils restaurent. C’est également une entreprise qui assure la formation de jeunes compagnons, pour transmettre et faire vivre ces techniques.

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va donc recevoir, dès septembre 2019, les soins de maçons et tailleurs de pierre, qui seront rapidement rejoints par les spécialistes verriers.

La première étape concernera les travaux de protection du mobilier : les stalles, hautes et basses, et le maître autel, ne pouvant être évacués ni déplacés, doivent être protégés par un coffrage de menuiserie qui les mettra à l’abri de tout risque d’accident et les isolera de la poussière. L’entreprise dressera ensuite les échafaudages intérieur et
extérieur pour accéder aux parties hautes. Le minutieux démontage des vitres pourra commencer : tout doit être enregistré, l’emplacement de chaque morceau doit être consigné, numéroté pour que tout puisse être replacé au bon endroit (ou reconstitué).

Nous essaierons de suivre régulièrement le déroulement des différentes phases et d’en faire un compte rendu dans notre Lettre d’Information.

La durée des travaux devrait être de 21 mois, ce qui fixe au début de l’été 2021 la réouverture complète de l’église.

Soyez mécènes !

Pour ces travaux, la commune bénéficie de l’aide financière de l’État et du département, mais ces aides ne suffisent pas. Le mécénat est également sollicité. Vous aussi pouvez participer à cette restauration en faisant un don, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine :

Tous les donateurs recevront un justificatif permettant, dans la mesure des limites  fixées par la loi, de bénéficier d’une réduction d’impôt.

Fondation du Patrimoine logo
Cliquez pour en savoir plus

Nos activités en 2020

 L’organisation d’activités dans l’église (visites, concerts, expositions…) est suspendue jusqu’à la fin des travaux. Notre association continue toutefois ses activités, notamment dans le domaine de la recherche sur l’histoire de l’abbaye et des stalles, par des présentations de conférences en histoire et histoire de l’art.

*Les activités de l’association : les années 2020 et 2021 ne seront pas propices à l’organisation d’activités dans l’église, à cause des travaux. La traditionnelle journée des « Estivales » et l’exposition d’artisanat d’art le premier dimanche de juillet, comme les visites, les concerts, les Journées du Patrimoine ne peuvent plus avoir lieu actuellement.

Mais des conférences peuvent être proposées dans divers lieux, pour faire connaître les stalles, de Picardie et d’ailleurs.
L’association se préoccupe bien évidemment de la restauration du mobilier de l’église, et travaille à la recherche de mécènes qui peuvent aider financièrement les travaux.
Des travaux de recherche sont également menés, concernant les stalles, mais aussi l’histoire de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois.

Des activités à l’extérieur de l’église pourront avoir lieu dans les mois qui viennent, visites de stalles aux alentours, expositions de photos…

Les membres de l’association, ainsi que les sympathisants, sont tenus au courant des activités par la Lettre d’Information qui paraît trois fois par an. Pendant la durée des travaux, des petits billets seront publiés régulièrement sur le site pour rendre compte de l’avancée du chantier.

Travaux0

désordres structurels - abside

D’importants travaux vont avoir lieu sur le chevet de l’église de Saint-Martin-aux-Bois à partir du mois de janvier 2020 : la maçonnerie et les vitraux en grisaille vont être soigneusement restaurés par des entreprises spécialisées.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du 13e siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux 19e et 20e siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du 13e siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux vont être réalisés par les entreprises Léon Noël pour la maçonnerie et Art-Vitrail pour la serrurerie et vitrerie, toutes deux spécialisées dans les restaurations de monuments historiques. Ces deux entreprises assurent la formation de jeunes compagnons, qui, au contact d’artisans expérimentés, apprennent et font vivre les techniques anciennes de construction.

Dès janvier 2020, les échafaudages vont être montés, à l’intérieur et à l’extérieur du chevet, les stalles vont être protégées par un géotextile et un coffrage de bois. Les vitraux seront ensuite déposés soigneusement, baie par baie, numérotés, et transportés dans les ateliers d’Art-Vitrail à Gurgy, près d’Auxerre, où ils seront restaurés, ou refaits si une restauration n’est pas possible.

Nous donnerons régulièrement des informations sur le déroulement des travaux, qui doivent durer environ 21 mois : la réouverture de l’église est envisagée à la fin de l’année 2021.