Lettre d’information n°66 – novembre 2022

Les stalles de la cathédrale d’Amiens : 500 ans !

Le colloque organisé par les associations Stalles de Picardie et Misericordia International, en mai 2021, à l’occasion des 500 ans de la pose des stalles de la cathédrale d’Amiens, avait réuni des historiens, historiens de l’art, archéologues, musicologues qui, tous, s’intéressent à ce mobilier religieux. En raison des conditions sanitaires, ce colloque avait eu lieu sous forme de visio-conférences, suivies par un assez large public.

Aujourd’hui, voici rassemblées les douze communications présentées pendant les deux jours de colloque, dans un ouvrage de 248 pages et une centaine d’illustrations, Les stalles de la cathédrale d’Amiens : 500 ans, que vous pouvez acquérir auprès de votre association au prix promotionnel de 20 € (+ frais de port). Vous trouverez sur le bon de commande la présentation générale du livre, et le sommaire.

L’été à Saint-Martin-aux-Bois

Les travaux sur le chevet de l’église de Saint-Martin-aux-Bois étant terminés, les visites offertes par Stalles de Picardie ont pu reprendre les dimanches après-midi de juillet et août et lors des journées du patrimoine : le public a répondu présent à nos propositions de visites, très curieux de redécouvrir l’église après la restauration, ou de découvrir une église que la presse locale a évoquée à plusieurs reprises pendant toute la durée des travaux.

Les bénévoles de l’association ont accueilli plus de 530 personnes au cours de l’été, d’origines géographiques diverses : beaucoup de visiteurs des villages voisins (dont certains pénétraient dans l’église pour la première fois !) ou de Picardie, ou venant de plus loin : Belges, Néerlandais, mais aussi Dubaï, ou encore Ile de la Réunion !

Le langage des stalles

Lors des journées du patrimoine nous avons pu proposer au public l’exposition Le langage des stalles qui, en 22 panneaux, présente de façon simple et rapide ce que sont les stalles et ce qu’elles expriment.

L’intérêt des visiteurs a été évident, certains n’hésitant pas à rester longtemps dans l’église pour regarder soigneusement la totalité des panneaux : chaque panneau traite d’un thème spécifique, portant sur l’histoire ou l’iconographie des stalles et le visiteur peut ainsi comprendre la fonction des stalles au Moyen Âge, s’intéresser aux sculptures de saints personnages, ou encore découvrir les instruments de musique, joués parfois par des animaux, mais tout à fait réalistes, ou les métiers exercés à l’époque de la construction de ces stalles, ou encore se familiariser avec les proverbes si savoureux de nos ancêtres, tels que Bête à ferrer une oie ou Bailler devant le four.

Pour présenter les photos et les textes, nous avons utilisé des roll-up (sortes de panneaux souples et enroulables, tenant debout par eux-mêmes). Nous remercions chaleureusement la caisse locale du Crédit Agricole de Maignelay-Montigny, qui nous a apporté une aide financière pour la fabrication des roll-up.

L’utilisation de ces roll-up rend la présentation de l’exposition plus facile : les roll-up sont autonomes, ne nécessitent pas de support, ils sont aisés à transporter. Nous profiterons en mai 2023 de la réunion annuelle de l’association Misericordia International pour présenter cette exposition à Vendôme.

Mais nous cherchons d’autres lieux où la faire découvrir au public : églises (possédant ou non des stalles), salles communales, locaux d’association, lieux d’exposition divers… Si vous connaissez des endroits susceptibles d’accueillir notre exposition (votre commune peut-être), n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Projets pour 2023

Au cours du dernier Conseil d’administration, réuni à Saint-Martin-aux-Bois le samedi 22 octobre, les perspectives d’activités pour l’année 2023 ont été examinées :

Une publication

De nombreux visiteurs de l’exposition que nous venons d’évoquer nous ont fait part de leur souhait de disposer d’un petit document qu’ils pourraient conserver, pour ne pas oublier ce qu’ils ont vu en regardant les panneaux. Certains ont même photographié ces panneaux, pour être sûr de retrouver facilement les informations !

C’est pourquoi nous allons réfléchir à la possibilité de publier un petit fascicule qui reprendrait l’essentiel des textes et illustrations de l’exposition Le langage des stalles médiévales, et pourrait être vendu, à un prix modique, aux visiteurs. L’aspect financier doit être étudié, mais les aspects pratiques ne doivent pas être négligés : les panneaux sont d’assez grand format, et les réduire risque de rendre peu visibles les illustrations ! Nous y travaillons, et espérons pouvoir réaliser cette brochure pour le printemps 2023.

La statue de la Vierge à l’Enfant

Volée dans l’église de Saint-Martin-aux-Bois en 1959, la statue de la Vierge à l’Enfant a été retrouvée en 2020 grâce aux services du Patrimoine du Ministère de la Culture, au Bureau de la Conservation du patrimoine mobilier et instrumental, et l’Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels (OCBS, Direction Centrale de la Police judiciaire) Elle est actuellement hébergée par le Musée départemental de Beauvais, où elle attend qu’une place lui soit préparée dans l’église de Saint-Martin-aux-Bois.

Des travaux de mise en sécurité doivent être réalisés au préalable, par des entreprises agrées par les Monuments historiques. La commune a entrepris les démarches vis-à-vis de la DRAC, pour obtenir les aides financières et les conseils indispensables à la réussite de l’opération. La statue devrait pouvoir faire son retour dans son village au cours de l’année 2023.

Comme elle l’a fait pour les autres œuvres et mobiliers de l’église (les stalles, la peinture murale, les vitraux…), notre association va prendre en charge la réalisation d’un panneau d’information qui permettra aux visiteurs de mieux comprendre l’intérêt et l’histoire de cette œuvre du xive siècle.

Été 2023

En 2023, comme nous le faisons depuis des années, nous accueillerons les visiteurs les dimanches après-midi des mois de juillet et août, pour des visites libres ou guidées. Nous avons besoin de bénévoles pour ouvrir l’église dans des conditions satisfaisantes, pour l’accueil et l’information des visiteurs, mais aussi pour des raisons de sécurité. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

La Médiévale de Saint-Martin-aux-Bois

L’association La confrérie du Cerbère organisera la Médiévale de Saint-Martin-aux-Bois, le week-end des 10 et 11 septembre 2023. Nous espérons nous associer à cette manifestation, en tenant un stand par exemple pour présenter nos activités : nous aurons, pour ce week-end aussi, besoin de bénévoles !

Assemblée générale

Nous envisageons de la réunir le samedi 18 mars, à 10 h, dans la salle communale de Saint-Martin-aux-Bois. Réservez d’ores et déjà cette date ! Nous vous donnerons des précisions sur le déroulement de cette réunion en début d’année.

Exposition de photos – Journées du Patrimoine les 17 et 18 septembre 2022

L’association Stalles de Picardie propose une exposition de photos de stalles du Moyen Âge, de différentes régions de France, qui permettra aux visiteurs de mieux comprendre le langage des stalles : ce mobilier, destiné aux religieux, évoque bien sûr l’Ancien et le Nouveau Testaments, mais parle aussi beaucoup de la vie quotidienne médiévale, à travers les représentations de métiers, de jeux, les illustrations de proverbes, la mise en scène d’instruments de musique…

Lettre d’information n°65 – mai 2022

Sommaire :

Notre dernière Lettre d’Information, en décembre 2021, vous annonçait la tenue de l’Assemblée générale annuelle pour le mois de janvier 2022. Annonce bien imprudente de notre part, puisque, une fois de plus, le Covid a pris un malin plaisir à venir perturber nos plans…

La réunion de l’Assemblée générale a finalement eu lieu en ce début du mois de mai, le samedi 7 très précisément. Ce fut l’occasion de se retrouver à Saint-Martin-aux-Bois, de faire le bilan des deux années écoulées et d’envisager le redémarrage des activités sur place.

Vous trouverez dans les lignes qui suivent le compte rendu rapide de cette assemblée et les dernières informations concernant l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois et la vie de l’association.

L’église ouvre ses portes à nouveau

L’événement le plus important pour Saint-Martin-aux-Bois est indubitablement en ce début d’année la fin des travaux sur le chevet de l’église, qui peut ouvrir à nouveau ses portes pour les offices religieux et les rencontres culturelles et touristiques.

Signe de renouveau, la célébration des fêtes pascales a eu lieu dans l’église, et a attiré beaucoup de fidèles du plateau picard.

L’inauguration organisée par la commune a rassemblé également un grand nombre d’habitants et d’amis de Saint-Martin-aux-Bois, le samedi 30 avril. L’après-midi a commencé à la salle communale avec la projection d’un film documentaire de Jean-René Chapron, « Au cœur des pierres », réalisé par la chaine régionale WEO. Ce film mettait en valeur des jeunes qui se destinent à des métiers de l’artisanat et ont choisi la voix de l’apprentissage. Parmi eux, c’est Lola qui a retenu l’attention des spectateurs, puisque c’est elle qui, en apprentissage dans l’entreprise Art Vitrail, a travaillé sur les vitraux de l’église abbatiale de Saint-Martin-aux-Bois : nous l’avons vue peindre les motifs sur les verres qui ont remplacé les grisailles qui ne pouvaient être récupérées…

L’inauguration officielle a ensuite eu lieu, sur le parvis de l’église, récemment réaménagé. Les différents partenaires des travaux se sont exprimés, et Alain Lebrun, maire de la commune et acteur engagé de ces opérations de restauration, a exprimé sa satisfaction d’avoir pu mener à bien cette lourde et longue tâche, en respectant aussi bien les délais fixés que le budget autorisé.

Les participants ont alors pu admirer à loisir les vitraux restaurés (cliquez pour agrandir),

la lumière encore plus belle qui pénètre par les sept baies, tout en écoutant l’architecte en chef des bâtiments de France, Vincent Brunelle, rappeler les moments importants de la restauration.

Tout le monde s’est retrouvé pour un très agréable « verre de l’amitié », avant d’assister au concert donné par le Brass Band de l’Oise.

Retrouvez quelques images de l’inauguration sur le site de Saint-Martin-aux-Bois :

Réunions d’un Conseil d’administration et de l’Assemblée générale

Le 2 avril, le Conseil d’administration de l’association s’est réuni à Saint-Martin-aux-Bois pour préparer l’Assemblée générale et envisager les activités de l’année 2022. La réunion s’est terminée dans l’église, bien sûr.

L’Assemblée générale ; le samedi 7 mai, a permis de dresser le bilan des deux dernières années (nous n’avions pu réunir d’AG pour 2020 et 2021). En raison des travaux de l’église, et, dans une moindre mesure, du Covid, les activités sur place ont été limitées. Le colloque organisé à l’occasion des 500 ans de la pose des stalles de la cathédrale d’Amiens a dû être reporté, mais a finalement pu se tenir, en visio-conférence, grâce à l’Université de Picardie Jules Verne dont les moyens techniques (et les collaborateurs) nous ont été d’un grand secours. Ce colloque n’a pas eu la convivialité des événements en présentiel, mais a tout de même été suivi par un large public, grâce justement aux visio-conférences. Les inconvénients ont parfois quelques avantages…

Le bilan financier des années 2020 et 2021 est tout à fait positif et permet d’envisager des activités coûteuses pour les années à venir (voir ci-dessous : exposition photos, Actes du colloque, pied en ferronnerie pour la statue…)

L’Assemblée générale est traditionnellement l’occasion de renouveler les membres du Conseil d’administration : le CA étant renouvelé chaque année par tiers, il y avait cette année les deux-tiers des membres à renouveler : Roselyne Bulan, Thérèse Hainsselin, Kristiane Lemé-Hébuterne pour 2020, Dominique Cayeux, Monique Fatras, Marie-Christine Guizard, Gérard Hébuterne et Hervé Le Pochat pour 2021. Tous ont été renouvelés dans leur fonction.

Visites estivales de l’église

Comme nous l’espérions, notre association va reprendre ses permanences les dimanches après-midi en juillet et août, pour accueillir les visiteurs, pour des visites libres ou guidées. Saint-Martin-aux-Bois a été fréquemment évoqué dans la presse, à l’occasion des travaux, et l’on peut s’attendre à un nombre important de visiteurs au cours de l’été.

Nous avons prévu pour chaque dimanche après-midi la présence de deux bénévoles. Mais si nous pouvons être plus nombreux, ce sera encore mieux ! C’est pourquoi nous renouvelons notre appel à bénévoles : si vous disposez d’un peu de temps, venez donner un coup de main, au frais dans l’église !

Bien sûr, nous assurerons également l’accueil et les visites lors des journées du patrimoine (de 14 à 18 h), les samedi 17 et dimanche 18 septembre.

Exposition de photos de stalles

Nous espérons pouvoir présenter, lors des Journées du patrimoine, l’exposition de photos de stalles que nous évoquons depuis deux ans déjà, et sur laquelle nous travaillons d’arrache-pied !

Elle sera constituée d’une vingtaine de panneaux traitant de différents aspects de ce mobilier particulier, et notamment de l’iconographie sculptée sur les miséricordes, appuis-main et jouées.

Les visiteurs pourront mieux comprendre à qui et à quoi servaient les stalles, admirer des sculptures parfois surprenantes, et découvrir les très nombreuses églises qui abritent encore des stalles de la fin du Moyen Âge (des idées pour de futurs voyages !)

Publication

Les Actes du Colloque du mois de mai 2021 sont en cours de préparation et formeront un beau volume intitulé Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens : 500 ans. Nous espérons (si l’imprimeur ne se heurte pas à des pénuries de papier…) le présenter également lors des prochaines Journées du Patrimoine.

Vous pouvez en attendant retrouver les différentes conférences présentées lors du colloque et de la journée d’études sur les sièges qui l’a précédé, sur le site internet de l’Université de Picardie Jules Verne, grâce à l’adresse suivante :

https://webtv.u-picardie.fr/videos.php?cat=94&sort=most_recent&time=all_time&seo_cat_name=

Statue de la Vierge à l’Enfant

La statue de la Vierge à l’Enfant, volée en 1959 et retrouvée en 2020 grâce aux services du ministère de la Culture et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBS), est toujours en lieu sûr au musée départemental de Beauvais, où elle pourrait être présentée lors des prochaines journées du Patrimoine. Son retour dans l’église de Saint-Martin-aux-bois aura lieu dès que les conditions de sécurité seront réunies, en 2023 vraisemblablement : il faut faire appel à des entreprises spécialisées et agréées par la DRAC, ce qui nécessite un certain nombre de démarches préalables, indispensables mais voraces en temps et énergie !

Comme nous l’avions annoncé, Stalles de Picardie préparera un panneau informatif sur la statue et fera réaliser un pied de ferronnerie ressemblant à ceux qui présentent les panneaux sur les stalles, les vitraux, la peinture murale… très appréciés des visiteurs !

Nous vous souhaitons un très bon été,
et espérons vous retrouver un dimanche
à Saint-Martin-aux-Bois…
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Mais vous pouvez aussi profiter de l’été pour partir
à la découverte de stalles dans le Cotentin !

Stalles en Normandie

Nous vous proposons une balade en Normandie, plus précisément dans le Cotentin :

Vous pourriez vous arrêter à Saint-Fromond (Manche), petite commune à mi-chemin entre Saint-Lô et Carentan, dans le Parc Naturel Régional des marais du Cotentin et du Bessin (idéal pour les amateurs de nature), et qui possède une belle église

Mais si la Lettre d’Information de Stalles de Picardie évoque cette commune, c’est bien sûr parce que cette église abrite un ensemble de stalles de la fin du Moyen Âge : 34 stalles ont été conservées et meublent actuellement le chœur de cette église, ancienne abbatiale bénédictine.

Elles sont réparties en rangées de stalles hautes et basses de part et d’autre du chœur

mais cet aménagement est relativement récent : elles étaient pourvues de hauts dossiers, qui ont été supprimés mais dont les traces sur les accotoirs sont encore visibles ; certaines jouées basses qui terminaient les rangées ont également disparu ; le plan de l’ensemble ne correspond pas à la disposition d’origine (l’arrondi à l’extrémité orientale est un remontage moderne).

Malgré ces mutilations, elles présentent un intérêt certain. La date de leur construction n’est pas connue, mais on les date généralement de la fin du xve siècle. On remarque cependant que certaines jouées sont ornées de remplages gothiques, alors que d’autres montrent une décoration tout à fait Renaissance.

Y aurait-il eu une construction s’échelonnant sur plusieurs années, faite par des artisans différents ? Ou sommes-nous en présence d’un ensemble qui, à une époque indéterminée, a absorbé des éléments provenant d’un autre ensemble, d’une autre église ? Des analyses du bois permettraient peut-être d’étoffer les hypothèses.

Mais cela ne doit pas nous empêcher d’admirer miséricordes et appuis-main dont l’iconographie est variée. La majorité des miséricordes est ornée de feuilles (faciles et rapides à sculpter, donc moins onéreuses que des scènes complexes), mais les feuilles sont toutes différentes les unes des autres.

On reconnait parfois l’espèce représentée, une feuille de chêne par exemple, accompagnée d’un gland, mais il peut aussi s’agir de créations des artisans qui s’amusent à denteler les bords d’une feuille, à en accentuer les nervures, pour varier le décor.

De nombreux monstres sont présents, pas très effrayants à vrai dire ! Comme ce gros oiseau qui évoque le coq par l’avant du corps et la tête, mais dont la queue semble lisse et ressemble aux ornements appelés « cuirs », très répandus à la Renaissance.

C’est surtout sur les appuis-main (malheureusement parfois usés ou mutilés) que se rencontrent ces animaux monstrueux, comme celui-là dont le corps ressemble à celui d’un quadrupède mais n’a que deux pattes arrière

alors que cet autre a quatre pattes, mais également un bec et de petites oreilles pointues !

Les êtres humains ne sont pas absents de cet ensemble de stalles qui montre quelques visages ou bustes, sur les miséricordes aussi bien que sur les appuis-main. Un « portrait » de Louis XI

serait sculpté sur une miséricorde… L’homme porte en effet le même type de coiffure et de chevelure que le souverain, qui aurait fait venir à Plessis-lès-Tours (Indre-et-Loire) des huchers du Cotentin pour réaliser les stalles de l’église et des meubles pour son château. L’anecdote est plaisante, mais rien ne confirme cette hypothèse. De simples hommes et femmes ornent d’autres miséricordes, sans qu’on puisse dire s’il s’agit de personnes ayant réellement existé ou d’inventions des artistes qui n’ont pas oublié de faire figurer un fou identifiable par sa coiffe munie de deux larges oreilles et de grelots (ce n’est pas un être humain atteint de folie, mais un fou de cour, tel que les princes et seigneurs aimaient en avoir auprès d’eux : ces fous les amusaient, mais avaient aussi le droit d’exprimer des vérités parfois cruelles sur leur entourage !)

Mais que dire de cette miséricorde qui présente trois visages imbriqués les uns dans les autres avec leurs trois nez, mais quatre yeux… Fantaisie ? elle est presque plus effrayante que les monstres !

Comme toujours, les sculptures des stalles sont surprenantes, et parfois difficiles à comprendre…

Mais pourquoi y a-t-il des stalles dans cette église, aujourd’hui paroissiale ? Tout simplement parce que l’église faisait partie d’un prieuré bénédictin, fondé en 1021 et dépendant de l’abbaye de Cerisy-la-Forêt. Le lieu lui-même fut occupé dès le VIIe siècle par un monastère dont le premier abbé, Fromond de Coutances, devint évêque de Coutances. Il fut enterré dans l’église, qui fut pillée par les Vikings, reconstruite, victime d’un incendie au XVe siècle qui détruisit le chœur. Cette partie de l’édifice fut reconstruite en style gothique alors que la nef a gardé son style roman. C’est sans doute à l’occasion de cette restauration que l’ensemble de stalles actuel fut posé, dans les années 1490-1500 (aucune archive n’a été retrouvée à ce sujet).

L’église connut d’autres réaménagements au cours des siècles : elle fut divisée en deux parties, afin de permettre aux habitants du village de disposer d’une église, les travées occidentales de la nef étant destinées à la paroisse alors que les moines conservaient l’usage du chœur, du transept et de la première travée orientale de la nef, où se trouvaient les stalles. Mais en 1766, le nombre de moines était devenu très insuffisant pour entretenir une église de ces dimensions : la décision fut alors prise de détruire la nef, et d’attribuer la totalité de l’édifice à la paroisse. Les stalles devinrent alors gênantes et leur vente fut envisagée. Heureusement le vicaire, l’abbé de Marcambye, réussit à persuader les notables de les conserver, de les placer dans le chœur actuel « afin de donner des places convenables aux paroissiens honorables ». Cela a permis de les sauver, en partie du moins : elles ont souffert de leur déplacement et de leur réinstallation dans le chœur, perdant à ce moment-là leurs hauts dossiers et baldaquins, mais souffrirent encore plus lors du bombardement de 1944 qui éventra l’église : les stalles, atteintes par des éclats d’obus ou des chutes de pierre, restèrent ensuite sous la pluie tant que la toiture ne fut pas réparée.

Classées monument historique en avril 1905, elles ont pu bénéficier d’une restauration en 1975, qui leur a redonné un peu de leur lustre d’antan.

Vous pourrez découvrir de nombreuses autres petites sculptures à travers les stalles, qu’il faut regarder de près. Mais n’oubliez pas au cours de votre visite d’admirer l’église, imposante avec son clocher carré en bâtière et son large transept.

Pendant la saison estivale, l’église est ouverte tous les jours de 10 à 18 h.

Quelques kilomètres plus loin, une autre église, encore plus imposante, vous attend, celle de Cerisy-la-Forêt, ancienne abbaye bénédictine Saint-Vigor, vendue comme bien national à la Révolution en partie à un agriculteur qui a affecté les bâtiments à un usage agricole, ce qui a permis leur conservation.

L’église Saint-Vigor possède elle aussi un ensemble de stalles qui (selon un document d’archives aujourd’hui disparu) ont été posées en 1400, ce qui en fait un des ensembles les plus anciens de France (après les stalles de la collégiale d’Écouis, des cathédrales de Poitiers, d’Évreux, de l’église de Notre-Dame de la Roche à Lévis-Saint-Nom dans les Yvelines).

Église Saint-Vigor

Elles ont également été réaménagées et mutilées mais ont conservé leurs hauts dossiers et le petit baldaquin qui protège les stalles hautes. Les jouées sont ornées d’arcs gothiques

alors que miséricordes et appuis-main ne portent pas de sculpture historiée, mais montrent une grande sobriété avec leurs feuilles étalées ou enroulées

sobriété qui correspond bien à la date proposée. Un siècle plus tard, le type de décor a bien changé, comme on a pu le voir sur les stalles de Saint-Fromond.

Le bois de chêne a été bien mis en valeur par les huchers qui ont su utiliser les mailles du bois pour donner sur les dossiers un effet de miroir, très décoratif dans sa simplicité

Cette abbaye est ouverte tous les jours en été. Pour plus de renseignements :

Lettre d’information n°64 – décembre 2021

Comme toutes les associations, Stalles de Picardie a subi les contraintes liées à la situation sanitaire de ces derniers mois qui a entraîné un ralentissement, voire un arrêt total des activités en public. Pour nous, cette période a coïncidé avec la fermeture de l’église, inaccessible en raison des importants travaux de restauration sur l’abside et les vitraux : la concordance de ces événements a sans doute minimisé les répercussions négatives de la crise sanitaire sur notre association.

Mais il est temps de reprendre des activités ! Nous avons hâte de retrouver les membres fidèles de l’association, d’en accueillir de nouveaux à qui nous pourrons faire découvrir les richesses architecturales, mobilières, historiques de l’église de Saint-Martin-aux-Bois…

La Médiévale de l’abbaye

Les mois qui viennent de s’écouler n’ont cependant pas été des moments d’immobilité pour Saint-Martin-aux-Bois : si nous n’avons pas pu ouvrir l’église pour les journées du patrimoine, comme nous le faisons régulièrement depuis 1996, le village a tout de même été en fête en ce mois de septembre. La deuxième édition de la Médiévale, proposée par l’association du Cerbère, a en effet attiré, les 11 et 12 septembre derniers, un public fourni qui a pu découvrir sur différents stands certains aspects de la vie au Moyen Âge, les costumes, les armes, la nourriture… Article sur le site communal

La prochaine édition de cette manifestation est prévue en 2023.

Travaux

L’église a également été le lieu en 2020 et 2021 d’une intense activité de la part des équipes de tailleurs de pierre et de spécialistes des vitraux, et les travaux de restauration de la maçonnerie et des vitraux de l’abside de l’église sont maintenant terminés : la réception des travaux a eu lieu le 29 octobre 2021, à la satisfaction des différents partenaires, qui ont souligné le respect du calendrier prévu (un léger retard a été enregistré, en liaison avec les interruptions de chantier dues au coronavirus). Après le démontage des échafaudages, il sera procédé au dépoussiérage complet de l’église, car, malgré les précautions prises par les entreprises, ce genre d’opération génère beaucoup de poussière !

L’église devrait donc être à nouveau ouverte au culte et aux visites au début de l’année 2022. Une inauguration officielle aura lieu au printemps (la date devra tenir compte des élections à venir).

Statue de la Vierge à l’Enfant

Un autre événement important attirera l’attention sur l’église de Saint-Martin-aux-Bois : la statue de la Vierge à l’Enfant, volée en 1959 et retrouvée en 2020 grâce aux services du ministère de la Culture et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBS), retrouvera une place dans l’église. Actuellement, cette statue est abritée au musée départemental de Beauvais, en attendant que les conditions de sécurité soient réunies dans l’église de Saint-Martin-aux-Bois.

Assemblée générale

En ce qui concerne plus précisément la vie de notre association, nous vous proposons de nous retrouver le samedi 22 janvier 2022, pour une assemblée générale : notre dernière assemblée a eu lieu le samedi 5 septembre 2020, et vu le peu d’activités prévues en raison des travaux et de la crise sanitaire, il a semblé aux membres du Conseil d’administration qu’une réunion début 2022 serait suffisante pour faire le bilan des années précédentes et surtout organiser les activités à venir.

L’assemblée générale aura lieu le matin, et, l’après-midi, nous proposerons à nos adhérents une visite de l’église restaurée et de ses vitraux. La journée se terminera par un verre amical.

(Précisons que la journée entière sera respectueuse des consignes sanitaires en vigueur le 22 janvier)

En raison de la situation sanitaire, l’AG n’aura pas lieu en janvier mais en février-mars.

Visites estivales de l’église

L’année 2022 verra la reprise des visites estivales de l’église abbatiale : nous espérons pouvoir, chaque dimanche après-midi des mois de juillet et août, accueillir le public pour des visites simples ou guidées, rapides ou approfondies… Pour que ces visites se déroulent le mieux possible, il est nécessaire que deux bénévoles au moins soient présents chaque après-midi : un « guide » qui peut donner des informations sur l’histoire de l’abbaye, sur l’église et son mobilier ; il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste d’histoire ou d’histoire de l’art, le visiteur curieux pouvant se référer au petit livret de l’association ; un autre bénévole tient la table de presse où nous proposons aux visiteurs diverses publications sur l’église.

Nous faisons appel à vous pour ces après-midi de l’été ! Plus nous serons nombreux à nous répartir les tâches, moins ces dernières sembleront pesantes. Nous établissons un tableau des permanences au mois de mai ou juin : n’hésitez pas à nous contacter si vous disposez d’un peu de temps un dimanche après-midi et souhaitez le passer (au frais) dans le cadre très agréable de l’église de Saint-Martin-aux-Bois…

Exposition de photos de stalles

Et si vous acceptez de donner un peu de votre temps, vous pourrez profiter aussi de l’exposition de photos sur les stalles que quelques membres sont en train de préparer ! Nous y travaillons depuis quelques mois déjà, et elle devrait voir le jour d’ici l’été 2022, pour être présentée pendant les visites estivales et les journées du patrimoine.

Il s’agira d’une exposition de photos montrant les différents sujets qu’on peut trouver sculptés sur les stalles, appuis-main, miséricordes, jouées. Les stalles de Saint-Martin-aux-Bois seront bien sûr à l’honneur, mais nous ferons appel à d’autres ensembles de stalles de toute la France, ce qui permettra de comparer des mobiliers différents, et peut-être de donner envie à notre public de partir à la découverte de stalles d’autres régions…

Publication

En 2022, nous espérons également pouvoir vous proposer les Actes du colloque organisé en mai 2021 à l’occasion des 500 ans des stalles de la cathédrale d’Amiens. Ce sera un volume assez important qui rassemblera une douzaine de communications présentées lors du colloque, et de nombreuses illustrations. Les articles publiés portent sur les stalles de la cathédrale d’Amiens, mais aussi sur celles d’autres églises, ou sur certains points particuliers, tels que les représentations de la musique et du chant à travers les sculptures de ce mobilier.

En attendant cette publication (au 2e semestre, nous l’espérons), il est possible de retrouver les différentes conférences présentées lors du colloque et de la journée d’études sur les sièges qui l’a précédé, sur le site internet de l’Université de Picardie Jules Verne, grâce à l’adresse suivante :

https://webtv.u-picardie.fr/videos.php?cat=94&sort=most_recent&time=all_time&seo_cat_name=

Nous vous souhaitons une très bonne fin d’année, gardez-vous en bonne santé !

Nous vous retrouverons avec plaisir à Saint-Martin-aux-Bois le samedi 22 janvier 2022.

Lettre d’information n°63 – août 2021

Olivier Blangy

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès brutal d’Olivier Blangy, secrétaire de mairie à Saint-Martin-aux-Bois depuis des années. Vous n’aviez sans doute jamais eu l’occasion de le rencontrer, mais notre association a souvent eu l’occasion de travailler avec lui pour les différents travaux de restauration entrepris dans l’église. Il était très efficace, très dynamique, et le travail avec lui était toujours agréable. Vous trouverez ici l’hommage qui lui a été rendu par Alain Lebrun, maire de la commune.

Nous adressons nos condoléances à sa famille. Nous garderons de lui un excellent souvenir.

Où en sont les travaux sur le chevet de l’église ?

La première tranche, qui concernait la restauration des quatre baies impaires (côté nord) est terminée depuis début avril, avec un léger retard dû à la situation sanitaire et à quelques travaux supplémentaires, non prévisibles avant d’avoir démonté les ferronneries.

Les vitraux nettoyés et restaurés ont fière allure, ils sont beaucoup plus clairs et ont retrouvé la vivacité de leurs couleurs. Le petit vitrail du XIIIe siècle représentant un chanoine qui offre une verrière à l’église a été reposé légèrement en avant de la surface vitrée, pour bénéficier d’une protection supplémentaire. Il est maintenant très lisible.

La tranche optionnelle a donc pu commencer pour les baies paires, c’est-à-dire les trois baies du côté sud.

Des travaux de maçonnerie sont nécessaires sur la baie n° 6 : plusieurs pierres des meneaux devront être remplacées. Sur les autres baies, les pierres sont en bon état, et il n’y aura, semble-t-il, que du rejointoiement à faire. Il y aura également moins de travaux de serrurerie sur le côté sud que sur le côté nord.

Le travail dure environ six semaines pour une baie, ce qui permet d’envisager l’achèvement des restaurations proprement dites pour la fin du mois d’octobre (s’il n’y a pas de surprise à la dépose des vitraux). Viendront ensuite le démontage des échafaudages et des diverses installations nécessaires au chantier, le décoffrage des stalles, et le nettoyage de l’église… dans laquelle la poussière est abondante !

Si tout se déroule comme prévu, l’église devrait rouvrir ses portes au public en début d’année 2022.

Statue de la Vierge à l’Enfant

Et lorsque l’église rouvrira ses portes… la statue de la Vierge à l’Enfant, volée en 1959 et retrouvée en 2020 grâce aux services du ministère de la Culture et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBS), pourra y reprendre sa place.

Le service de la police disposait du dépôt de plainte fait au moment du vol, ce qui a facilité la procédure de récupération de la statue par l’État.

Elle sera présentée dans l’église où elle bénéficiera d’un système de sécurité et de protection posé par une entreprise agréée par la DRAC.

Notre association se chargera de préparer un petit panneau présentant l’œuvre et rappelant son histoire, qui pourra être disposé comme les autres panneaux explicatifs que nous avons offerts à l’église (sur les stalles, les vitraux, la peinture murale, etc.)

Colloque « Les stalles de la cathédrale d’Amiens : 500 ans »

Le colloque que nous avons organisé en partenariat avec l’association Misericordia International, le Musée de Picardie, l’Université de Picardie Jules Verne et l’équipe de recherche TrAme, s’est finalement tenu les 21 et 22 mai 2021, en visio-conférences.

Initialement prévu en novembre 2020, il a été reporté, à cause du confinement lié au virus, mais n’a tout de même pas pu se tenir en présentiel. Il nous a semblé risqué de le reporter une nouvelle fois, et nous avons préféré le maintenir au mois de mai, mais à distance. Merci à l’Université de Picardie Jules Verne et aux services techniques qui ont permis cette réalisation.

Le public a pu suivre les conférences et les débats, avec parfois quelques petites difficultés pour se connecter, mais dans l’ensemble sans trop de problème. Bien sûr, tout le monde, les intervenants aussi bien que le public, aurait préféré se rencontrer, discuter face à face… mais les échanges ont tout de même eu lieu, et nous avons reçu beaucoup de témoignages de satisfaction et de réactions positives !

Retrouvez le compte rendu rapide de ce colloque. Les conférences devraient prochainement être mises en ligne sur le site internet de l’Université de Picardie Jules Verne. Cela ne nous empêchera pas de publier un volume d’Actes avec le texte intégral de toutes les communications (l’ouvrage pourrait paraître dans un délai d’un an).

Parmi les conférences présentées lors de ces journées, celle de François Séguin, conservateur au musée de Picardie, et de Kristiane Lemé-Hébuterne, présidente de Stalles de Picardie, était particulièrement intéressante pour notre association, puisqu’elle portait sur la miséricorde amiénoise achetée en 2017 et offerte en juin 2018 au musée de Picardie (voir notamment les Lettres d’Information n° 50, juillet 2015, et 57, septembre 2018). L’achat de cette miséricorde a été motivé par les nombreux points communs qu’elle présente avec d’autres éléments de stalles que possédait déjà le musée de Picardie (trois miséricordes et un panneau sculpté), et le fait qu’elle semble provenir d’un ensemble de stalles amiénois proche de celui de la cathédrale d’Amiens.

Avant de proposer une nouvelle présentation de la vitrine consacrée aux restes de stalles, François Séguin a fait procéder à la « restauration » et surtout à l’analyse de ces différents éléments afin de les comparer et de tenter de les dater. C’est le C2RMF (Centre de recherche et de restauration des musées de France) qui, dans son centre de Versailles, a été chargé des opérations. Les miséricordes ont tout d’abord été soigneusement nettoyées ce qui a permis de bien observer le bois. Mais l’analyse dendrochronologique n’est pas aisée, car les cernes du bois ne sont pas suffisamment accessibles. Par ailleurs, aucun morceau d’aubier ou d’écorce n’a été conservé (le bois utilisé par les artisans au Moyen âge devait être débarrassé de ces parties de l’arbre dans lesquelles les insectes pouvaient subsister), ce qui ne permet pas de fixer avec précision la date d’abattage des arbres. Cependant, les spécialistes sont arrivés à la conclusion que les quatre miséricordes étaient contemporaines les unes des autres, et postérieures aux stalles de la cathédrale d’Amiens (terminées en 1520 environ). La date suggérée, les années 1530, correspond à celle de la réalisation des sculptures de la clôture du chœur nord de la cathédrale amiénoise, l’histoire de saint Jean-Baptiste. Du point de vue du style, il y a aussi de grandes ressemblances. Le panneau sculpté, qui montre le sacre d’un évêque, et pourrait être un dorsal de stalle haute, ne provient pas du même ensemble et ne date pas des mêmes années.

La provenance du bois, du chêne, n’a pu être définie avec précision : les arbres ont poussé dans le quart nord-est de la France…

La miséricorde à laquelle notre association a permis de retrouver ses « petites sœurs » au musée de Picardie garde donc toujours une part de mystère : de quel ensemble de stalles provient-elle, de quelle église ? Nous ne le saurons peut-être jamais. Mais nous savons maintenant qu’en pleine Renaissance des artisans continuaient à Amiens à sculpter des stalles historiées de sujets religieux, comme l’avaient fait, quelques années plus tôt, les artisans des stalles de la cathédrale.

Activités à venir :

  • 11 et 12 septembre 2021 : La Médiévale de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois organisées par la Confrérie du Cerbère (plus d’informations sur la Page Facebook dédiée à l’évènement) et le Comité des fêtes de la commune.

(nous ne proposons aucune activité pour les Journées du Patrimoine, les 18 et 19 septembre, en raison des travaux sur le chevet de l’église)

  • 22 janvier 2022. Assemblée générale. Notre dernière assemblée générale (celle clôturant l’année 2019) a eu lieu le samedi 5 septembre 2020. L’année 2021 ne nous a pas permis d’être très actifs, aussi le Conseil d’administration a-t-il décidé de faire une seule AG pour les années 2020 et 2021 : la date est fixée au samedi 22 janvier 2022 (matin)

Nous proposerons un petit événement culturel et festif le samedi après-midi !

Information

Le Musée de Picardie présente une exposition sur les Puys d’Amiens : les « puys » sont des œuvres que les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame faisaient réaliser chaque année, en honneur à la Vierge. Cette confrérie, à vocation religieuse, littéraire, artistique et sociale, a été fondée à la fin du XIVe siècle et a été active jusqu’au XVIIIe. Beaucoup d’œuvres réalisées ont été perdues, mais quelques magnifiques témoignages subsistent, conservés au musée de Picardie ou dans d’autres musées, et qui ont pu être rassemblés dans cette exposition.

Parmi ces œuvres figurent plusieurs tableaux ornés de cadres sculptés : les cadres des années 1519 à 1521 possèdent des traits communs avec les sculptures gothiques des stalles de la cathédrale d’Amiens. Il est vraisemblable que les commanditaires des Puys aient fait appel à certains artisans des stalles, quasiment terminées en 1519.

L’exposition se tient au Musée de Picardie, à Amiens, du 3 juillet au 10 octobre 2021. N’hésitez pas à aller la visiter, et profitez-en pour aller admirer les miséricordes récemment restaurées, parmi lesquelles vous retrouverez celle que notre association a achetée pour l’offrir au Musée !

Appel à cotisation

Il est encore temps de renouveler votre adhésion… si vous ne l’avez pas déjà fait !

Table de presse numérique – colloque – mai 2021

« Les stalles d’Amiens : 500 ans ! »

Quelques publications de Sofiane ABDI

« Le temporel du chapitre cathédral d’Amiens aux xiiie-xive siècles », Amiens, le rayonnement d’une cathédrale, colloque international des 6-8 février 2020 (à paraître)

La construction de la cathédrale d’Amiens a représenté un véritable défi en termes de financement, notamment pour le chapitre cathédral qui en a eu, avec l’évêque, la charge principale. L’étendue du temporel et les importants revenus qui résultent de son exploitation représentent donc un facteur clé dans l’étude des conditions de réalisation d’un tel projet monumental. Cette contribution entend mettre en évidence l’assise territoriale du temporel capitulaire dans ses expressions géographiques, la nature des revenus perçus et les dynamiques qui ont animé l’évolution du temporel capitulaire au cours des XIIIe et XIVe siècles au moment où le chapitre d’Amiens conduit l’immense chantier cathédral.

« Le rôle d’Yves de Chartres et de ses contemporains dans l’essor des chanoines réguliers de Saint-Quentin de Beauvais. Expansion et limite d’un ambitieux projet canonial (fin xie-mi xiie siècle) », dans J.Colaye, K.Lemé-Hébuterne, dir., Chanoines réguliers et acteurs politiques en Europe occidentale du xie au xvie siècle. Actes de la septième journée d’étude du 25 mai 2019 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2020, vol. 34, p. 17-38.

L’abbaye de Saint-Quentin de Beauvais fut un temps l’un des phares de la réforme canoniale dans le Nord de la France à la fin du XIe-début XIIe siècle. Elle le doit en grande partie à l’énergie et aux ambitions du célèbre canoniste Yves, son premier abbé connu devenu ensuite évêque de Chartres. Cette étude présente en premier lieu le contexte de fondation de l’abbaye et les acteurs qui y ont contribué. Elle entend ensuite montrer à quel point fut décisive l’impulsion d’Yves de Chartres dans l’expansion de ce modèle de communauté de chanoines réformés usant de tous les leviers pour étendre son réseau d’influence. Enfin, cette contribution s’achève par l’étude des conditions du déclin de l’abbaye face aux nombreuses résistances et concurrences auxquelles elle a dû faire face.

« Les cochanoines réguliers dans les cathédrales et collégiales séculières. Détachements institutionnels et transversalités canoniales dans les diocèses du sud de la province de Reims (xie-xvie siècles) », dans J. Colaye, K. Lemé-Hébuterne, dir., Les monastères de chanoines réguliers en France du xie au xviiie siècle, Actes de la sixième journée d’étude du 26 mai 2018 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2019, vol. 32, p. 17-38.

Cet article réunit les premiers résultats d’une enquête portant sur les prébendes possédées par des institutions tierces dans les cathédrales du sud de la province de Reims. Elle met en évidence qu’une majorité d’entre elles a été acquise par des abbayes de chanoines réguliers de saint Augustin dans les premiers temps de la réforme de l’Église au cours des XIe-XIIe siècles. Partant de là, il s’est agi d’en expliquer les raisons mais aussi de démontrer que ces prébendes donnaient lieu à une obligation de service liturgique assumée par un cochanoine régulier détaché de sa communauté d’origine au statut bien particulier.

« Des villes de chanoines, étude comparée de la place des institutions communautaires à Amiens et Beauvais aux xie-xiie siècles », dans N. Deflou-Leca, A. Massoni, dir., Moines et chanoines du xiiie au xviiie siècle, Actes du colloque de Saint-Amand-les-Eaux de 2014, Amiens, CAHMER, 2019, vol. 33, p. 81-103.

Les villes d’Amiens et de Beauvais offrent deux cas de figure particulièrement intéressants quant aux conditions de mise en place d’une couverture d’institutions communautaires, canoniales et monastiques au cours des XIe-XIIe siècles. L’étude pose la question de ce qui a déterminé dans ces deux villes le choix de l’installation d’une communauté de moines ou de chanoines, réguliers ou séculiers, plutôt qu’une autre. Question d’autant plus légitime que ces deux villes présentent une situation pour le moins originale, celle d’une très nette surreprésentation canoniale qu’il importait d’expliquer.

« La participation du chapitre cathédral de Beauvais au gouvernement du diocèse (XIe-XVe siècles) », Mémoires de la Société académique, d’archéologie, sciences et arts du département de l’Oise, t. XL, Beauvais, 2017, p. 28-71.

Le chapitre cathédral s’est progressivement imposé à partir du haut Moyen Âge comme une institution centrale de l’Église diocésaine. Très tôt, des responsabilités majeures sont ainsi confiées aux chanoines, individuellement, et à l’institution capitulaire, collectivement, afin d’aider l’évêque dans sa tâche principale, gouverner son diocèse. Cette étude entend évaluer le niveau de participation du chapitre de Beauvais aux affaires du diocèse en fonction d’une double temporalité, sede plena, lorsque le siège épiscopal est occupé, et sede vacante, lorsque ce dernier est vacant.

L’auteur :

Sofiane Abdi est enseignant agrégé dans le secondaire et chargé d’enseignement vacataire à l’UPJV. Il est aussi chercheur associé au Lamop (Paris I), membre du groupe de recherche FEG (Fasti Ecclesiae Gallicanae), chargé du diocèse de Beauvais, membre du groupe de recherche COLEMON, chargé des collégiales de Picardie. Ses recherches portent sur le mouvement canonial, xie-xvie siècle, essentiellement sur les chapitres cathédraux d’Amiens et Beauvais, sur les collégiales séculières de ces diocèses (son mémoire de Master portait sur les collégiales d’Amiens), et sur les collégiales régulières (Saint-Martin-aux-Bois, Saint-Quentin de Beauvais). Il a participé à plusieurs journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Frédéric Billiet

« La modernité des scènes musicales dans les stalles de Gaillon au début du XVIe siècle »

La parution :

dans Musiques, Images, Instruments – Mélanges en l’honneur de Florence Gétreau, F. Guillous, C. Massip, A. Framboisier, Y. Balmer (éd.), 645 p., 102 ill. NB, 192 ill. Couleur Brepols, 2019. ISBN / ISSN: 978-2-503-58371-6

L’auteur :

  • Frédéric Billiet est professeur en musicologie médiévale et Vice-doyen chargé de la Vie étudiante et de campus à la Faculté des Lettres à Sorbonne Université. Spécialiste de la musique du xve siècle dans le Nord de la France, il dirige le programme d’iconographie musicale médiévale Musiconis (https://www.iremus.cnrs.fr/fr/base-de-donnees/musiconis) au sein de l’Institut de recherche en musicologie (UMR IReMUS) dont il est membre et co-responsable de l’équipe Iconographie-organologie. Il est aussi membre de l’Institut Collegium Musicae de Sorbonne Université et travaille régulièrement avec le Center for Artificial Intelligence de Sorbonne Université. Frédéric Billiet préside l’association Misericordia International regroupant chercheuses et chercheurs sur les stalles médiévales. Il a publié des ouvrages et de nombreux articles sur la vie musicale en Picardie, les paysages sonores et les représentations de la musique dans les stalles médiévales. Il a récemment co-dirigé :
  • le Lexique dans les stalles médiévales (Brepols, 2019)
  • et L’iconographie musicale dans les pays méditerranéens à l’heure de la numérisation intensive des images, Tunis, Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes, 2020.
    et publié un article sur – « La modernité des scènes musicales dans les stalles de Gaillon au début du XVIe siècle», Musiques-Images-Instruments, Mélanges en l’honneur de Florence Gétreau, Brepols, 2019.

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Frédéric Billiet

Lexique des stalles médiévales – Mobilier liturgique du XIIIe au XVIe siècle

par Frédéric Billiet, C Block Elaine., éditeurs,
Lexicon of Medieval Choir Stalls – Liturgical Furniture of the 13th to 16th Centuries
148 p., Brepols, 2019 ISBN : 978-2503-515120

La parution :

Ce lexique, résultat d’un travail collectif, souhaite devenir l’outil indispensable des chercheurs et étudiants pour mieux partager les résultats de leurs recherches sur les stalles médiévales. C’est aussi un guide pour tous ceux qui s’intéressent aux stalles et qui cherchent à mieux s’orienter dans les ensembles dont le déchiffrement reste encore complexe et problématique. Après une introduction comprenant des articles sur l’histoire et la fonction des stalles, le lexique présente des définitions illustrées et la traduction des termes spécifiques aux supports sculptés dans les stalles de chœur. Comme les bibles figurées du Moyen Âge, ce livre montre les plus belles images qui ornent les stalles dans treize pays en Europe.

L’un des auteurs :

Frédéric Billiet est professeur en musicologie médiévale et Vice-doyen chargé de la Vie étudiante et de campus à la Faculté des Lettres à Sorbonne Université. Spécialiste de la musique du xve siècle dans le Nord de la France, il dirige le programme d’iconographie musicale médiévale Musiconis (https://www.iremus.cnrs.fr/fr/base-de-donnees/musiconis) au sein de l’Institut de recherche en musicologie (UMR IReMUS) dont il est membre et co-responsable de l’équipe Iconographie-organologie. Il est aussi membre de l’Institut Collegium Musicae de Sorbonne Université et travaille régulièrement avec le Center for Artificial Intelligence de Sorbonne Université. Frédéric Billiet préside l’association Misericordia International regroupant chercheuses et chercheurs sur les stalles médiévales.


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Raffaella Bortolini

« La bombarde à pavillon cylindrique dans le Liber Astrologiae de Albumazar »

Article paru dans les Actes du Symposium international L’iconographie musicale dans les pays méditerranéens à l’heure de la numérisation intensive des images, tenu le 20 Septembre 2019,
Centre des Musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Tunis, 2020 p. 117-126

La parution :

Présenté par Frédéric Billiet (Professeur à Sorbonne Université) et Hamdi Makhlouf (Maître assistant à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis), ce livre réunit les textes présentés lors du symposium international en iconographie musicale tenu le 20 septembre 2019 au Palais d’Ennejma Ezzahra et à l’occasion de la création de la base tunisienne Tunicomus (http://tunicomus.cmam.tn) en partenariat avec le programme Musiconis de Sorbonne Université / IREMUS et du laboratoire d’excellence Labex RESMED.

Spécialistes éminents du domaine de l’iconographie musicale, les auteurs et autrices de ce livre discutent des nouveaux défis, notamment technologiques, dans la préservation et la documentation des représentations musicales en Méditerranée. Ils présentent à cet effet les différentes bases numériques réalisées jusqu’à présent et mettent l’accent sur l’interopérabilité des données et son intérêt pour une meilleure compréhension de l’évolution de la musique à travers l’histoire.

L’auteur :

Doctorante à la Sorbonne, sous la direction de Frédéric Billiet, Raffaella Bortolini prépare une thèse sur l’iconographie de la bombarde à pavillon cylindrique aux XIVe et XVe siècles. Elle est titulaire d’un Master en chalemie et musique médiévale à la Schola Cantorum Basiliensis (classe de Ian Harrison, Bâle), et d’un Master en hautbois baroque et pratique de performance historique à la Musikhochschule de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne (classe d’Ann-Kathrin Brüggemann). Elle pratique aussi la flûte à bec dans différents orchestres et dirige l’ensemble Seraphim, spécialisé dans le répertoire musical des XIVe et XVe siècles.


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Thibault Cardon

Pour une approche anthropologique des usages monétaires médiévaux (France du Nord, XIIe-XVIe siècle)


Collection Publications du CRAHAM
Brepols Publishers, mai 2021, 392 p.
ISBN : 978-2-38185-021-4

La parution :

Les monnaies sont ici considérées non comme un support neutre de l’économie mais comme des objets dont la matérialité est un ressort essentiel de leurs usages. Les fouilles archéologiques sont à ce titre une source de premier plan puisqu’elles permettent, au prix d’une méthodologie adaptée, d’observer les monnaies réellement employées dans des contextes précis. Pourquoi choisit-on telle monnaie pour tel usage et en quoi ce choix a-t-il un sens ? L’étude fine de cas bien documentés permet d’aborder des usages aussi différents que le paiement des salaires, la gestion des monnaies à l’échelle domestique, la formation des dépôts monétaires ou le dépôt d’une monnaie dans une sépulture. Le but est de mettre en place des clés d’interprétation en archéo-numismatique et de souligner les limites de ces hypothèses, mais aussi de proposer des pistes pour une lecture anthropologique des usages monétaires sur la longue durée. Les théories de l’anthropologie économique fournissent à ce titre des modes d’interrogation particulièrement efficaces. Dans cette perspective, la dernière partie de ce travail est l’occasion d’une analyse plus théorique. Les monnaies sont ainsi organisées en systèmes de valeur qui sont loin d’être strictement économiques mais avec lesquels les acteurs peuvent sans cesse jouer pour donner du sens aux situations.

L’auteur :

Thibaut Cardon est chargé de recherche, spécialiste en numismatique médiévale, rattaché au Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (UMR 3273) de l’Université de Caen.


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Corinne Charles

« Héraldique et art des stalles dans la première moitié du XVe siècle : Maître Roliquin de Dordrecht »

Article dans : Archives Héraldiques Suisses, 2017, A°CXXXI, p. 103-115
ISSN : 1423-0534

La parution :

Cette recherche retrace pour la première fois l’activité d’un huchier devenu maître de stalles, depuis ses débuts sur le chantier de Champmol et à Dijon jusqu’aux stalles de Genève et de Saint-Claude.

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Hay más en ti. Imágines de la mujer en la Edad Media (siglos XII-XV)

La parution :

Catalogue d’exposition, en espagnol et en français, sous la direction scientifique de Corinne Charles. Contributions d’historiens, d’historiens de l’art et de la musique, d’un théologien, d’un juriste. Exposition tenue au musée des Beaux-Arts de Bilbao, 7 février – 15 mai 2011.
600 pages (2 vol.) 165 illustrations
ISBN : 978-84-96763-29-6

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Pharmacies et pharmaciens en Suisse romande aux XVe–XVIe siècles

La parution :

Première étude sur les origines de l’histoire de la pharmacie en Suisse romande à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance.
Ed. Université de Genève, Genève 2005,44 pages, 33 illustrations
ISBN : 2-8399-0047-5

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Victor Hugo, visions d’intérieur : du meuble au décor

La parution :

Premier livre sur un aspect inconnu du talent de Victor Hugo : créateur de mobilier et décorateur d’intérieur. Hugo se révèle à la fois attaché au goût du xixe siècle (redécouverte du Moyen Âge et arrivée en France de l’art du Japon), mais aussi visionnaire dans sa conception d’une architecture de verre et de fer.
Paris, éditions Paris-Musées, 2003, 112 pages, 79 illustrations, éd. en français et en anglais
ISBN : 2-87900-768-2

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Corinne Charles

Stalles sculptées du XVe siècle. Genève et le duché de Savoie

La parution :

Étude stylistique et historique détaillée des stalles de la cathédrale Saint-Pierre et du temple de Saint-Gervais de Genève. Première publication intégrale de leurs motifs sculptés. Présentation des ensembles de stalles voisins en Suisse, France et Italie.
Paris, éditions Picard, 1999, 286 pages, 500 illustrations couleur
ISBN : 2-7084-0574-8

L’auteur :

À l’Université de Genève, Corinne Charles a obtenu une maîtrise en Allemand médiéval et histoire de l’art, avec un mémoire sur Les coffres du xve siècle en Europe. Sa thèse de doctorat en histoire de l’art a été publiée, en 1999, aux éditions Picard, sous le titre Stalles sculptées du xve siècleGenève et le duché de Savoie. Anciennement chargée de cours à l’Université de Neuchâtel, elle a ensuite mené une vie professionnelle en Bourgogne, en Alsace, en Savoie, en Allemagne du Sud, en Suisse, où elle a travaillé, notamment sur le mobilier du musée Rolin à Autun et de l’Hôtel-Dieu de Beaune, sur le mobilier du château du Haut-Koenigsbourg, sur le mobilier médiéval du Valais ou encore sur le mobilier de Victor Hugo. Tous ces travaux ont fait l’objet de publications importantes. Elle a élargi ses centres d’intérêt à la peinture suisse des xixe e et xxe siècles, tout en étant commissaire de différentes expositions en Suisse, en Espagne et aux Pays-Bas. Elle dirige un bureau de recherches en histoire de l’art, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, et continue ses recherches sur le mobilier médiéval.


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Cyrille Chatelain

« Entrer dans la noblesse entre 1345 et 1483 : l’exemple des maires et échevins d’Amiens »

Article paru dans Revue du Nord, t. 100
janvier-mars 2018, n° 424, p. 33-97

L’article :

Il est difficile de trouver des maires, des échevins d’Amiens et des parents proches de ces derniers entrés dans la noblesse avant les années 1340 alors qu’ils sont nombreux à se dire nobles dans la seconde moitié du xvie siècle. Cet article tente, dans un premier temps, de montrer les étapes de cette évolution pour la période 1345-1483. Les difficultés de la royauté des Valois dans les années 1340 et 1350, le retour de la stabilité politique en Picardie entre les années 1370 et le début des années 1410 engendrent une succession de rapprochements différents entre une partie de l’élite urbaine et la noblesse. Entre les années 1440 et les années 1470, le rapport entre l’élite amiénoise et la noblesse est profondément modifié avec la forte hausse du nombre d’Amiénois affirmant leur noblesse. Dans un deuxième temps, l’article analyse le lien entre ces entrées dans la noblesse et l’économie, le commerce, la fiscalité, le contexte politique et social, l’affirmation de l’État, la défense de la ville, les stratégies matrimoniales.

L’article est disponible sur Cairn : https://www.cairn.info/revue-du-nord-2018-1-page-33.htm

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Cyrille Chatelain

« Poésie, théâtre, fête, piété mariale et société à Amiens au xve siècle. Étude prosopographique des cent premiers maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens (1389-1489) »

Article paru dans Revue du Nord, t. 102
juillet-septembre 2020, n° 436, p. 551-601

L’article :

Pour mieux connaître le Puy Notre-Dame d’Amiens entre 1389 et 1489, l’auteur propose une approche sociale et prosopographique de la liste des maîtres. Cette forme de sociabilité culturelle et religieuse qui associait poésie et culte de la Vierge Marie existait dans d’autres villes du nord du royaume de France. Les maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens apparaissent essentiellement comme des présidents de jurys de concours de poésie religieuse et comme les organisateurs d’une grande fête annuelle chaque 2 février, jour de la Chandeleur, fête de la Purification de la Vierge Marie, et d’autres concours et activités littéraires pendant un an. L’analyse propose une étude des liens entre les cent premiers maîtres du Puy Notre-Dame d’Amiens (1389-1489) et le théâtre sous toutes ses formes. Les données biographiques recueillies sur chacun de ces maîtres du Puy Notre-Dame permettent d’étudier la part des professionnels de la justice et de l’écrit dans cet ensemble, celle des membres du clergé, des artisans et des marchands, puis celle de l’élite dirigeante de la ville. Une dernière partie est consacrée à la place méconnue de la politique dans cette confrérie à cette époque. https://www.cairn.info/revue-du-nord-2020-3-page-551.htm

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Cyrille Chatelain

« Guy de Baudreuil abbé de Saint-Martin-aux-Bois et les siens : des parcours entre l’église, le pouvoir princier et le pouvoir royal »

Article paru dans J. Colaye, K. Lemé-Hébuterne, dir., Chanoines réguliers et acteurs politiques en Europe occidentale du xie au xvie siècle. Actes de la septième journée d’étude du 25 mai 2019 à Saint-Martin-aux-Bois, CAHMER, 2020, vol. 34, p. 39-70

L’article :

L’article étudie l’univers relationnel de Guy de Baudreuil, abbé de Saint-Martin-aux-Bois (Oise) de 1492 à 1531, et de ses proches parents, leurs parcours au sein de l’église, leurs liens avec les pouvoirs royal et princier. L’implantation de Guy de Baudreuil et de ses proches au sein de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois et de ses prieurés picards et franciliens est étudiée dans un premier temps. Les liens avec Paris et la puissante famille des Orléans-Longueville sont évoqués dans un second temps. Guy de Baudreuil et son frère Jean ont joué un rôle majeur dans la gestion des biens de cette branche illégitime de la famille des Valois-Orléans, très proche par les liens du sang des rois Louis XII et François 1er. Les liens de Guy de Baudreuil et de ses proches avec le Nivernais et le Bourbonnais font l’objet d’une dernière partie. En 1531, Guy de Baudreuil abandonne sa dignité d’abbé de Saint-Martin-aux-Bois pour devenir abbé de l’abbaye bénédictine de Corbigny, située entre Château-Chinon et Clamecy. Les œuvres d’art commandées par Guy de Baudreuil ont toute leur place dans cet article dans la mesure où elles sont souvent liées aux thèmes étudiés.

L’auteur :

Né à Amiens, Cyrille Chatellain a fait des études d’histoire à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne au terme desquelles il a eu l’agrégation. Il a commencé sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse sur les maires et échevins d’Amiens entre 1345 et 1483, qu’il n’a pas menée à son terme. Il poursuit cependant ses recherches sur le sujet. Il travaille actuellement à la Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France. Il a effectué des recherches sur Guy de Baudreuil, commanditaire des stalles de l’abbaye Saint-Martin-aux-Bois. Il a publié cette année dans la Revue du Nord un article sur les maîtres de la confrérie du Puy Notre-Dame d’Amiens. Son intérêt récent pour l’histoire de l’art amiénois et ses échanges avec Kristiane Lemé-Hébuterne au sujet des stalles l’ont conduit à proposer une intervention lors de ce colloque.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Histoire et iconographie

La parution :

La cathédrale d’Amiens est un des rares édifices religieux en France à avoir conservé son ensemble de stalles presque intact, à l’abri de clôtures de pierre, depuis sa construction au début du xvie siècle. L’ouvrage replace cette construction dans le contexte historique, humain et matériel, en présentant chanoines et artisans, puis en retraçant les étapes de la réalisation de ce mobilier, avant d’en étudier le programme iconographique qui unit intimement Ancien Testament et vie de la Vierge, programme sculpté avec un grand nombre de détails concrets qui dévoilent la vie quotidienne de la micro-société qui vit à l’abri du chœur depuis cinq siècles.
Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie-Picard éd., 2007
268 p., ISBN : 978-2-70840-792-3

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Les stalles de l’église de Saint-Martin-aux-Bois

La publication :

L’église de Saint-Martin-aux-Bois (Oise), aujourd’hui paroissiale, joyau d’art gothique, a le privilège d’avoir conservé une partie de l’ensemble de stalles de la fin du xve siècle construit à l’intention des chanoines qui s’y rassemblaient nuit et jour pour prier et chanter. C’est un des rares ensembles (si l’on excepte celui de la cathédrale d’Amiens) qui, en Picardie, témoigne encore à la fois de la vie religieuse et du savoir-faire des artisans du bois.
L’étude ici présentée, menée des points de vue historique, technique, iconographique, met en valeur la richesse de ce mobilier qui permet non seulement de sourire en découvrant les proverbes illustrés sur certaines miséricordes, mais aussi de mieux comprendre la société du Moyen Âge finissant, complexe et pleine de vitalité.
éd. Stalles de Picardie-Encrage, 2016, 160 p., ISBN 978-2-36058-071-2

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Kristiane Lemé-Hébuterne

Stalles en Provence Les stalles médiévales de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun

La parution :

Ce livre aborde pour la première fois le sujet des stalles en Provence et contient, en particulier, une première étude des stalles médiévales de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun et des cathédrales Sainte-Marie de Vence et Saint-Léonce de Fréjus. L’ouvrage traite en réalité de quatre ensembles de stalles, puisque la cathédrale d’Embrun abrite deux ensembles d’origines différentes : celui des chanoines, du xive siècle, et un autre, du xve siècle, provenant vraisemblablement du couvent des Cordeliers de la ville d’Embrun. Ces quatre ensembles sont étudiés du point de vue de leur histoire, complexe, des techniques de construction, et de leur décoration. L’étude est accompagnée d’un catalogue de sa riche iconographie et d’un glossaire, utiles à la découverte de ce patrimoine peu connu du public.
Aurorae Libri, 2021, 138 p., 143 ill. couleur.
ISBN : 978-2-917221-22-8

L’auteur souhaite exprimer ici ses remerciements à Cyrille Chatellain, dont l’intérêt pour les stalles lui a valu d’apporter une aide au cours de ces recherches en émettant des hypothèses sur l’origine des stalles de l’avant-chœur de la cathédrale d’Embrun, hypothèses qu’il a pu étayer grâce à divers documents d’archives. Une note de bas de page dans l’ouvrage aurait dû le signaler, mais a malencontreusement disparu : l’auteur tient à réparer ici cette erreur, et à remercier Cyrille pour cette découverte.

L’auteur :

Kristiane Lemé-Hébuterne, docteur en histoire de l’art, est chercheur associé à l’UR 4284 TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne, membre du groupe de recherche des Fasti Ecclesiae Gallicanae et du groupe Collégiales, membre de l’Association Misericordia International, et présidente de l’Association Stalles de Picardie. Elle se consacre depuis des années aux recherches sur les stalles médiévales, qu’elle étudie sous différentes facettes : ce sont d’abord des sièges utilisés par des religieux pour la liturgie, c’est un mobilier construit par des artisans qui mettent en œuvre des techniques précises, et ce sont aussi des supports d’une iconographie sculptée, ou, plus rarement, peinte, très variée, qui renvoie une certaine image de l’époque de sa réalisation. Kristiane Lemé-Hébuterne organise régulièrement, en collaboration avec Julie Colaye, TrAme, les journées d’études de Saint-Martin-aux-Bois.


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Cécile d’Anterroches

« Ovide et Gregor Reisch sur les miséricordes des stalles de Georges Ier d’Amboise, créées pour le château de Gaillon (1509) »

Article paru dans Sandra Provini, Xavier Bonnier, Gérard Milhe Poutingon, dir., La Renaissance à Rouen : l’essor artistique et culturel dans la Normandie des décennies 1480-1530, Actes du colloque international, 18-20 juin 2015, Université de Rouen, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2019, p.171 – 180.

Cécile d’Anterroches

Thèse : Georges 1er d’Amboise humaniste : les stalles du château de Gaillon, dialogue des sibylles et des vertus

Le cardinal Georges Ier d’Amboise est connu pour ses fonctions cléricales et politiques. Lorsqu’il eut atteint le faîte de sa gloire, en réunissant les fonctions apostolique de légat en France et en Avignon et politique de premier conseiller du roi Louis XII, il fit construire à Gaillon un splendide palais privé, au sein duquel il fit édifier plusieurs chapelles. Un ensemble de stalles a été construit, entre 1509 et 1518, pour la chapelle haute dont l’abside se superpose exactement à celle de la chapelle basse. Ces stalles sont conservées dans la basilique Saint-Denis, et sont la seule œuvre, parmi celles que le cardinal a commandées qui nous soit parvenue dans une intégrité pratiquement totale. À l’image du château de Gaillon elles présentent une mixité de style propre à leur époque, alliant avec bonheur les vocabulaires gothiques et antiques. Des artisans italiens sont venus en 1509 sur le chantier, ils ont créé les panneaux de marqueterie. Parmi eux était Giovanni Barili qui a mené cette équipe. Tous les éléments innovants ont été réalisés cette année-là. Le décès du cardinal, en 1510, a bloqué le chantier, repris en 1516 par Nicolas Castille. Il a créé quelques éléments mais pas suffisamment pour réaliser les quatorze stalles prévues au programme, donc elles ne sont que douze. Les éléments qui ont été restaurés ou créés sous Viollet-le-Duc n’ont pas modifié l’aspect ni l’iconographie de l’ensemble. Les scènes sculptées sont choisies dans les vies de saints ou se sont inspirées de gravures de la Margarita philosophica de G. Reisch ou des Métamorphoses d’Ovide. Les scènes marquetées font appel au Calendrier des bergers, au livre d’Heures de Louis de Laval et le dialogue entre les sibylles et les vertus les relie au recueil des Institutions Divines de Lactance. L’esprit humaniste de Georges Ier d’Amboise a donc pu se révéler dans la valorisation de l’esprit antique et le soin qu’il a mis à dispenser cette culture.
http://theses.fr/2020NORMR058 

Voir aussi :
Site des stalles de Gaillon : http://stalles.gaillon.free.fr
Article Wikipedia sur les stalles de Gaillon :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stalles_de_la_Basilique_Saint-Denis_origine_château_de_Gaillon

L’auteur :

Après une vie professionnelle consacrée aux sciences des matériaux et aux nouvelles technologies d’information et de communication, Cécile Meneau d’Anterroches se consacre désormais à la recherche en histoire de l’art. Son Master 2 Recherche en Histoire de l’Art, à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble, en 2014, portait sur les marqueteries des stalles du château de Gaillon. Son doctorat en Langues et Littératures françaises, soutenu en 2020 à l’Université de Rouen, est intitulé « Georges Ier d’Amboise humaniste. Les stalles du château de Gaillon, dialogue des sibylles et des vertus ».


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Florent Meunier

Martin et Pierre Chambiges, architectes des cathédrales flamboyantes

La parution :

Consacrée à l’architecte Martin Chambiges (vers 1455-1532), grande figure de l’art gothique flamboyant, et à son fils et successeur Pierre Chambiges (mort en 1544), cette étude menée en trois parties offre une vision du métier d’architecte autour de 1500, suivie d’une analyse des monuments conçus par les Chambiges, notamment les cathédrales de Sens, Beauvais, Troyes et Senlis, et s’achève par l’observation du style propre à cette famille d’architectes passée à la postérité. Nombreuses photographies et plans en couleurs.

Préface d’Alain Erlande-Brandenburg, 2015, 359 p., 235 ill. couleur
ISBN : 978-2-7084-0975-0

L’auteur :

Diplômé de l’École des chartes et docteur en histoire de l’art, Florian Meunier a été conservateur au musée Carnavalet-Histoire de Paris, en charge du Moyen Âge et de la Renaissance, et est actuellement conservateur en chef au département des Objets d’art du Louvre, chargé des collections du haut Moyen Âge et de l’art roman. Il enseigne l’histoire de l’art du Moyen Âge à l’École du Louvre, à l’École des chartes et à l’École de Chaillot. Il a publié plusieurs ouvrages et articles sur l’art gothique et l’art de la Renaissance, la sculpture médiévale et l’histoire de Paris. Il a commencé à étudier les archives de la cathédrale de Troyes lors de sa thèse d’École des chartes sur les Chambiges, architectes auxquels il a consacré un livre aux éditions Picard en 2015.


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Charlotte Wytema

Catalogue de l’exposition Zuiderburen. Portretten uit Vlaanderen 1400-1700

La parution :

Dans cet ouvrage, comme dans l’exposition, défilent sous nos yeux trois siècles de portraits flamands grâce aux meilleurs portraits du Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, complétés par des chefs-d’œuvre du Mauritshuis de La Haye et du Rijksmuseum d’Amsterdam. Nous nous trouvons face à des nobles et de riches citoyens immortalisés par les peintres les plus célèbres de leur époque, tels que Rogier van der Weyden, Hans Memling, Peter Paul Rubens et Anthony van Dyck, mais aussi par des noms moins connus comme le Maître de Francfort, Cornelis de Vos et Michaelina Wautier. Tous ces portraits font encore forte impression en raison de leur qualité réaliste. En même temps, ils montrent comment les gens voulaient être vus. L’apparence et l’être : voilà ce qu’est le portrait. Cette publication richement illustrée, avec de nombreuses photos détaillées, est une invitation à la contemplation, et à la comparaison.

Catalogue Zuiderburen. Portretten uit Vlaanderen 1400-1700 (Mauritshuis, La Haye, 2017) (« Voisins du sud. Portraits de Flandres 1400-1700)

L’auteur :

Charlotte Wytema est étudiante en quatrième année de doctorat au Courtauld Institute of Art. Supervisée par le professeur Susie Nash, sa recherche porte sur l’émergence, la fonction et la réception de l’iconographie de la « Vierge aux quinze symboles » en France et dans les Pays-Bas méridionaux vers 1500-1550. Charlotte a obtenu son BA (2013) et son MA (2016) en histoire de l’art et en études curatoriales à l’Université de Groningue aux Pays-Bas, et a travaillé au Mauritshuis (La Haye), à la Courtauld Gallery et au Metropolitan Museum of Art. Elle effectue actuellement un stage CHASE de six mois à la National Gallery de Londres. Charlotte Wytema est également l’auteur de notices de catalogues de diverses expositions, notamment Flemish Drawings in the Courtauld Gallery, Complete Catalogue, C. White and K. Gottardo (ed.), London (à paraître 2022).


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Charlotte Wytema

Faces Then : Portraits de la Renaissance aux Pays-Bas

Ambrosius Benson Portrait of a Man c. 1530 Huile sur bois Private Collection

La parution :

À la Renaissance, l’art du portrait a connu un essor sans précédent. L’individu a désormais une place dans la société et la bourgeoisie fortunée souhaite se faire représenter. FACES THEN, exposition au BOZAR, Bruxelles, 2015, permet de découvrir 50 portraits du xvie siècle, réalisés par des maîtres comme Quentin Metsys, Joos van Cleve ou Joachim Beuckelaer. Ces peintres ont immortalisé leurs contemporains dans des toiles d’une grande beauté et particulièrement détaillées. Ces portraits, peints dans les principaux centres des Pays-Bas, font la synthèse entre réalisme et idéalisation, une geste esthétique qui leur confère une valeur inestimable.
Charlotte Wytema a participé, par la réalisation de plusieurs notices, à ce catalogue :
Faces Then : Portraits de la Renaissance aux Pays-Bas, T.-H. Borchert et K. Jonckheere (ed.), (2015)

L’auteur :

Charlotte Wytema est étudiante en quatrième année de doctorat au Courtauld Institute of Art. Supervisée par le professeur Susie Nash, sa recherche porte sur l’émergence, la fonction et la réception de l’iconographie de la « Vierge aux quinze symboles » en France et dans les Pays-Bas méridionaux vers 1500-1550. Charlotte a obtenu son BA (2013) et son MA (2016) en histoire de l’art et en études curatoriales à l’Université de Groningue aux Pays-Bas, et a travaillé au Mauritshuis (La Haye), à la Courtauld Gallery et au Metropolitan Museum of Art. Elle effectue actuellement un stage CHASE de six mois à la National Gallery de Londres. Charlotte Wytema est également l’auteur de notices de catalogues de diverses expositions, notamment Flemish Drawings in the Courtauld Gallery, Complete Catalogue, C. White and K. Gottardo (ed.), London (à paraître 2022).


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Colloque et journée d’études des 21 et 22 mai 2021 – 500 ans des stalles de la cathédrale d’Amiens

Ce colloque et la journée d’études sur les sièges qui l’a précédé ont permis la rencontre de chercheurs de diverses disciplines, littéraires, historiens, historiens de l’art, musiciens et musicologues, archéologues, qui se sont intéressés aux stalles et, en particulier, à celles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, posées dans le chœur il y a cinq cents ans. C’est l’emplacement qu’elles occupent encore actuellement, sans avoir subi de grande modification depuis 1521.

La journée d’études a été consacrée aux sièges en général, qui, depuis l’Antiquité, ont permis aux grands de ce monde d’affirmer d’une façon visible leur autorité. Notons la communication de Florence Piat sur les stalles du duché de Bourgogne, pour lesquelles quelques contrats ont été conservés, qui permettent de mieux connaître les artisans et le déroulement des travaux.

La journée d’études s’est terminée par une conférence en duo, présentée par François Séguin et Kristiane Lemé-Hébuterne : cette dernière a raconté comment en 2014 une miséricorde rappelant fortement les miséricordes amiénoises a fait sa réapparition sur le marché de l’art, et a pu être achetée par les associations Stalles de Picardie et Misericordia International, pour être offerte au Musée de Picardie. François Séguin a présenté les résultats des analyses faites sur cette miséricorde mais également sur d’autres éléments, provenant vraisemblablement de stalles, possédés par ce musée. Ces recherches récentes permettent de situer, à Amiens ou dans les environs, la construction d’un ensemble de stalles dont les miséricordes étaient consacrées à la Passion du Christ (en tout ou partie), dans les années 1530.

Kristiane Lemé-Hébuterne a ouvert le vendredi 21 mai le colloque consacré aux stalles, en présentant à la fois l’ensemble de stalles de la cathédrale d’Amiens et les différentes communications du colloque. La présentation des stalles, rapide, a insisté sur les spécificités de l’ensemble : présence d’un programme iconographique religieux sur les jouées, mais aussi sur les miséricordes, pour la première fois en France (du-moins parmi les ensembles parvenus jusqu’au xxie siècle), importance des représentations musicales…

Les trois premières communications de la matinée, fondées sur les études des archives, se sont intéressées aux religieux et aux artisans qui ont œuvré pour les stalles. Sofiane Abdi a tout d’abord évoqué les chanoines dans leur vie quotidienne au chœur, fournissant des informations qui permettent de comprendre la vie du chapitre canonial (hiérarchie qui se reflète dans les places occupées dans les stalles, déplacements dans le chœur, etc.).

Florian Meunier a également rencontré les chanoines à travers les archives, et plus précisément dans leurs relations, parfois difficiles, avec les artisans des stalles de la cathédrale de Troyes (1525-1532). Ces stalles (trop riches selon les chanoines) ont disparu, mais ces archives permettent de suivre le déroulement du chantier de façon concrète.

Les recherches que mène Cyrille Chatellain sur les élites bourguignonnes et picardes l’incitent à accorder une large place aux commanditaires et aux artisans issus des Pays-Bas dans la construction des stalles des diocèses d’Amiens et Beauvais.

Les religieux qui prenaient place dans les stalles peuvent être approchés, outre par les textes d’archives, par des traces laissées, sans doute involontairement : Thibaut Cardon, Christine Cercy et Corinne Gardais ont participé au chantier de fouilles du couvent des Dames de l’Abbiette, Dominicaines de Lille, et ont pu retrouver environ trois cents objets qui avaient glissé sous les stalles : accessoires vestimentaires, grains de chapelet, lunettes, dés à jouer, et un certain nombre de pièces de monnaie, dont un florin d’or au Christ, frappé par l’évêché d’Utrecht et vraisemblablement porté en médaille.

Les stalles commandées par Georges Ier d’Amboise pour la chapelle du château de Gaillon, résidence des archevêques de Rouen, sont à peu près contemporaines de celles de la cathédrale d’Amiens, dont elles sont très différentes, aussi bien du point de vue du style que de l’iconographie ; ornées de panneaux de marqueterie, elles présentent cependant des points communs avec le décor de la cathédrale amiénoise : présence de sibylles, représentation de saint Jean-Baptiste, et « portrait » d’Anne de Bretagne (sur les stalles de Gaillon et sur un revers de jouée d’Amiens).

Le programme iconographique des stalles de la cathédrale amiénoise a été abordé par l’étude du panneau inférieur de la jouée de la stalle d’honneur, dite du doyen, par Charlotte Wytema : la Vierge aux quinze symboles exprime de façon synthétique le concept de l’Immaculée Conception (sa place avant la conception physique de la Vierge par Anne et Joachim ne laisse aucun doute). Cette image fait son apparition à Paris vers 1500 et se diffuse très rapidement à travers l’Europe occidentale, reprise de façon quasiment identique, bien avant l’affirmation, en 1854, du dogme de l’Immaculée Conception.

La journée du vendredi s’est terminée par deux communications portant sur l’environnement des stalles. Corinne Charles s’est intéressée aux tapisseries ou tentures qui, à l’occasion de certaines cérémonies, venaient enrichir le décor de l’intérieur des églises : peu de ces pièces ont été conservées, mais on peut encore voir le cycle des tapisseries de l’abbatiale Saint-Robert de la Chaise-Dieu, ou celui de la collégiale Notre-Dame de Beaune. Il existait aussi des tentures plus simples, de taille plus modeste, comme en témoignent les archives des Dames de l’Abbiette, évoquées précédemment par Christine Cercy.

Enfin, avec Miki Witmond, nous avons quitté les stalles, pour regarder la clôture qui ferme le chœur de l’église Saint-Gommaire d’Enkhuizen (Pays-Bas). Le décor de cette clôture, construite en 1542, sans doute par Pauwels van der Schelden, n’est pas qu’une simple ornementation mais peut être lu à trois niveaux, chaque figure devant être interprétée comme un acteur qui joue différents rôles en même temps et se situe donc en même temps dans plusieurs histoires. Ajoutons que la musique a une large place dans ce décor, par de nombreuses représentations de chanteurs et danseurs, mais aussi par la présence de l’hymne de saint Jean Baptiste, Ut queant laxis.

La matinée du samedi a été tout entière consacrée à la musique, dans ses diverses représentations sculptées. Frédéric Billiet qui, en 1982, avait étudié le concert imaginaire dans les stalles d’Amiens, a complété le corpus des instruments qu’il avait identifiés à l’époque : 54 instruments différents sont sculptés à travers les stalles amiénoises, aussi bien dans les scènes religieuses que sur les appuis-main, mais toujours de façon détaillée. De nombreux instruments sculptés dans le bois se retrouvent dans les archives amiénoises, comme la chalemie jouée par les Ménétriers amiénois, dont le magnifique costume est révélé par un appui-main.

Valérie Nunes-Le Page, chanteuse, s’intéresse évidemment aux représentations des chanteurs, chanoines, chantres dans les stalles, mais aussi sur les enluminures, où ils se tiennent dans les stalles, autour d’un lutrin mobile ou au centre du chœur.

Raffaella Bortolini a recherché particulièrement les aérophones pour lesquels elle souhaite établir une typologie. Certains sont aisément reconnaissables, comme la cornemuse, ou la flûte traversière dont la position horizontale ne laisse aucun doute. Pour d’autres, il faut veiller à la présence de certains détails : la petite fenêtre en haut de l’instrument permet de différencier la flûte à bec de la chalemie, dont l’anche, cachée par les lèvres du joueur, est rarement visible. Mais il faut tenir compte aussi des contraintes liées au support, qui obligent parfois les artisans à présenter les instruments dans une disposition peu réaliste.

Ces trois intervenants participent à la base de données Musiconis qui présente et analyse les performances musicales (musiciens, chanteurs, danseurs) figurées sur les supports médiévaux (viiie-xvie siècles). http://musiconis.huma-num.fr

À défaut de pouvoir visiter les stalles de la cathédrale, Frédéric Billiet a proposé, pour terminer ce colloque, une promenade virtuelle dans le chœur et la nef de la cathédrale d’Amiens, grâce aux enregistrements musicaux réalisés avec Stephen Murray et l’université de Columbia : http://projects.mcah.columbia.edu/amiens-arthum/presence-clergy

Ces trois journées se sont déroulées en visio-conférence, grâce aux services techniques de l’Université de Picardie Jules Verne, que nous remercions chaleureusement. Le public n’était pas absent : attentif et fourni, il a pu suivre les communications et intervenir dans les débats, posant de nombreuses questions sur les stalles et leurs occupants.

La plupart des communications prononcées lors de ces trois jours vont être mises en ligne prochainement sur le site de l’équipe de recherche TrAme de l’Université de Picardie Jules Verne. L’adresse sera bientôt indiquée sur le site de votre association !

Les Actes du colloque organisé à Amiens en mai 2021 ont été publiés par Stalles de Picardie et Misericordia International. Voir la page Publications


Si vous souhaitez faire plus ample connaissance avec les intervenants du colloque, vous trouverez ICI quelques titres et courts résumés d’articles ou de livres qu’ils ont publiés (et que vous pouvez trouver en bibliothèque ou vous procurer en librairie). 

Colloque « Stalles d’Amiens – 500 ans !

Le colloque commémorant les 500 ans de la pose des stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens est organisé par les associations Stalles de Picardie et Misericordia International, en partenariat avec le Musée de Picardie, l’Unité de Recherche TrAme 4284 de l’Université de Picardie Jules Verne, l’Institut de Recherche en Musicologie IReMus UMR 8223 Sorbonne Université, la Société des Antiquaires de Picardie et Amiens métropole.

Pour respecter les contraintes liées à la situation sanitaire, et ne pas mettre en danger la santé des participants, ce colloque se déroulera à distance, les vendredi 21 et samedi 22 mai. Il sera précédé par une journée d’études « Stalles, chaires et sièges ».

Toutes les communications seront présentées en visio-conférence (grâce à Zoom) et des moments de discussion et d’échange sont prévus. Ce sera moins agréable qu’une véritable rencontre, mais il nous a semblé préférable de maintenir le colloque au mois de mai. Bien sûr, nous ne pourrons faire les visites prévues, et nous le regrettons, mais nous avons choisi la prudence.

Vous trouverez le programme des trois journées ci-joint.

Pour suivre les diverses communications, il vous suffira de vous connecter, en copiant/collant l’adresse suivante dans votre navigateur :

https://u-picardie-fr.zoom.us/s/87063180870

et, si votre ordinateur le demande, de donner les informations suivantes :

ID de réunion: 870 6318 0870

Code de secret : 255263

Vous pouvez diffuser le programme et le lien à toute personne intéressée par nos travaux.

En espérant vous retrouver nombreux, derrière nos écrans…