Travaux – juin 2020

Restauration du chevet – Juin 2020

Après un arrêt du chantier sur place, à cause du Covid-19, les travaux ont pu reprendre en juin.

A l’heure actuelle, les vitraux des baies 0, 1, 3 et 5 (côté nord) ont été déposés, et remplacés par des panneaux en polycarbonate. Les vitraux ont été transportés dans l’atelier du verrier, et sont en cours de nettoyage, restauration : les morceaux qui ne peuvent pas être réutilisés sont refaits à l’identique dans du verre neuf. Environ la moitié des vitres pourra être restaurée et remontée.

Les maçonneries ont été renforcées au niveau des voûtes du chevet, et l’entreprise Léon Noël a commencé la taille des meneaux, qui se fait sur place.

Un meneau est un montant (de pierre ou de bois) qui divise une fenêtre en plusieurs compartiments qui peuvent être dormants ou ouvrants.

Les meneaux sont indispensables dès que les ouvertures atteignent certaines dimensions, car des vitres larges ne peuvent tenir à l’aide de simples barlotières métalliques.

Dans les édifices gothiques, aux XIIe et début du XIIIe siècles, les meneaux étaient bâtis c’est-à-dire constitués de pierre taillées superposées. Mais dès le milieu du XIIIe siècle, on construit des meneaux de grandes dimensions, d’un seul bloc de pierre.

Ce n’est possible que lorsque la qualité de la pierre est excellente, d’autant plus que la pierre sera posée en délit (contrairement au sens du « lit », sens dans lequel la pierre s’est formée par dépôt de sédiments). Cela nécessite aussi des assises suffisamment épaisses.

Les meneaux seront refaits pour toutes les baies (à l’exception de la n° 5). Ils sont de grande taille, mesurant de 1,80 m à un peu plus de 2 m, et pesant entre 400 et 500 kg.

On voit ici un meneau en cours de taille : sur la section a été reporté le gabarit du meneau, formes et dimensions.

Un côté est déjà taillé.

On remarque que les deux colonnettes qui entourent le cœur sont de dimensions inégales : la plus petite (à droite sur la photo) sera à l’intérieur de l’édifice, la plus grosse à l’extérieur. Au centre du meneau a été taillée une rainure longitudinale, dont la coupe est dissymétrique : c’est la feuillure dans laquelle le vitrage sera inséré. A notre gauche, le bord est vertical, il adhérera bien à la vitre : c’est l’extérieur du meneau. A notre droite, le bord est biseauté, c’est l’intérieur du meneau.

Pour l’instant, malgré le ralentissement dû à la situation sanitaire, le chantier n’a pas pris trop de retard ! La première phase devrait, si tout se poursuit normalement, être terminée en janvier 2021.

Lettre d’information n°61 – juin 2020

Sommaire :

Assemblée générale

Notre association, comme beaucoup d’autres cette année, a été obligée de renoncer à réunir son Assemblée générale, prévue le samedi 24 mars 2020.

Nous pourrions, comme la loi le prévoit, organiser une Assemblée générale par audio ou visioconférence : cette possibilité nous semble délicate à mettre en œuvre, pour des raisons techniques, et ne répond pas à notre désir de convivialité. Par ailleurs, pour Stalles de Picardie, il n’y a pas d’urgence à tenir l’Assemblée générale, puisque nous ne recevons pas d’aide financière des collectivités territoriales auxquelles nous devrions rendre des comptes.

Il nous semble préférable d’attendre que la situation sanitaire permette une véritable réunion au cours de laquelle nous pourrons, tout en appliquant les consignes de sécurité, nous retrouver et parler des projets de notre association.

Il est encore difficile dans l’immédiat de fixer une date pour cette assemblée générale : la fin du mois de juin est sans doute prématurée (surtout si le deuxième tour des élections municipales a lieu à ce moment-là).

Nous verrons comment la situation évolue dans les semaines qui viennent et quelles seront les directives gouvernementales, avant de choisir une date de réunion, vraisemblablement début septembre.

Nous espérons vous retrouver tous en bonne santé à cette occasion !

Travaux sur l’église

Le chantier sur le chevet de l’église avait bien démarré, mais a dû être interrompu, en application des règles sanitaires. Après une réunion sécurité qui a permis de vérifier que les conditions de travail respectaient les directives COVID-19, la reprise du chantier a été fixée au lundi 27 mai.

Mais pendant les semaines de confinement, il n’y a pas eu arrêt complet de l’activité ! Les vitraux avaient été soigneusement démontés, après avoir été numérotés pour qu’on puisse localiser précisément chaque morceau dans la verrière. Transportés dans les ateliers des vitraillistes, ils ont déjà été l’objet des soins des spécialistes.

2020 : 800 ans de la cathédrale d’Amiens, 500 ans des stalles de la cathédrale…

De nombreuses manifestations étaient prévues pour commémorer le début des travaux de construction de la cathédrale d’Amiens, tout au long de l’année 2020. Bien sûr, tout ce qui devait avoir lieu au cours du premier semestre a été annulé, et reporté à des dates ultérieures, qui restent encore à déterminer.

Les associations Stalles de Picardie et Misericordia International (en partenariat avec, notamment, l’Université de Picardie, le Musée de Picardie, Amiens métropole) organisent à l’occasion de la construction et de la pose des stalles dans le chœur de la cathédrale amiénoise, il y a 500 ans, un colloque qui devrait avoir lieu les vendredi 20 et samedi 21 novembre 2020. Nous vous présentons un pré-programme (donc non encore définitif) que nous espérons pouvoir réaliser aux dates prévues.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

Autre lecture pour l’été…

Peut-être aurez-vous l’occasion cet été de visiter un musée et d’y découvrir des œuvres d’art, tableaux, statues… Vous vous poserez peut-être la question de savoir où était telle ou telle œuvre avant d’être suspendue au mur de ce musée.

Pour répondre à cette question, que, semble-t-il, beaucoup de curieux se posent, le Musée de Strasbourg a organisé une exposition Avant le musée… à quoi servaient les tableaux ? Ouverte le 20 septembre 2019, l’exposition est prolongée jusqu’au 2 août 2021.

Le catalogue qui accompagne l’exposition est destiné à aider les visiteurs à mieux comprendre l’origine des œuvres de tous les musées : aucune œuvre n’a été créée pour figurer dans un musée ! Rappelons que les musées, au sens actuel du terme, n’apparaissent véritablement qu’à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, pour recueillir justement des œuvres jugées artistiques, patrimoniales, mais qui ont perdu leur fonction, leur utilité.

Les œuvres que nous appelons « œuvres d’art » et admirons comme telles ont été créées avec une fonction, elles « servaient » à quelque chose : c’est le cas des stalles, qui étaient avant tout des sièges destinés aux religieux, indispensables pour qu’ils puissent se réunir et prier dans leur église. De la même façon, les tableaux, les retables, étaient peints pour susciter la piété des contemporains.

L’ouvrage publié par les Musées de Strasbourg présente, d’une façon un peu inhabituelle, une trentaine d’œuvres choisies parmi celles qui sont exposées dans les Musées de la ville de Strasbourg. Ce n’est pas le style du peintre ou du sculpteur qui est mis en avant, mais les raisons de la création de l’œuvre, son usage, sa fonction, à qui, à quoi elle devait servir.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du musée

Catalogue Avant le musée, Dominique Jacquot, édition des Musées de Strasbourg, 2019, 106 p., 18 €

ISBN 9782351251690

Un peu d’histoire… et de cuisine !

L’épidémie de Covid-19 qui touche notre monde cette année n’est pas la première épidémie que connaît l’humanité ! Au Moyen Âge, la peste, à plusieurs reprises, s’est répandue et a fait des ravages. Et déjà, des hommes se sont dévoués pour aider leurs contemporains.

C’est le cas de Nostradamus ! Vous avez déjà entendu son nom évoqué à propos de ses soi-disant capacités de devin… Ce qui est bien plus certain, c’est que Michel de Nostre-Dame est né à Salon-de-Provence au début du xvie siècle. Son père était notaire mais il y avait des médecins parmi ses ancêtres, et c’est peut-être ce qui l’attira vers la médecine. En 1525, une épidémie de peste s’attaque au sud-ouest de la France, et il arrête ses études pour secourir les malades.

Passionné de botanique et de ce qui allait devenir la chimie, il met au point une poudre pour aider la population à éviter d’attraper la peste. En 1546, une nouvelle épidémie de peste se déclenche à Aix-en-Provence, et à nouveau il vient au secours de la population.

Il expérimentait beaucoup, avec toutes sortes de plantes, il fabriquait beaucoup d’onguents, de poudres, mais s’intéressait aussi à la cuisine, reconnaissant son importance pour la santé humaine.

En 1555 son Traité des confitures est publié chez un imprimeur lyonnais. D’autres éditions, enrichies, suivirent les années suivantes.

Ses recettes ne sont pas toujours faciles à interpréter et à réaliser : les produits qu’il utilisait n’existent plus à l’heure actuelle sous la même forme, les dosages qu’il donne sont parfois (souvent !) imprécis… Pourtant, nous pouvons nous en inspirer pour préparer des confitures délicieuses et originales.

La saison des cerises est proche, alors essayez cette recette de marmelade de cerises, excellente avec des griottes :

Il faut tout d’abord laver les fruits, et en ôter queues et noyaux. Vous les pesez : il vous faut le même poids de miel (ou de sucre blanc) que de fruits équeutés et dénoyautés. Disposez les fruits et le miel dans une terrine, en alternant les couches. Vous pouvez ajouter gingembre râpé ou cannelle à chaque couche. Si vous souhaitez manger cette marmelade, comme cela se faisait au Moyen Âge, en accompagnement d’un plat de viande, choisissez plutôt des épices.

Laissez reposer au moins douze heures.

Après ce repos de douze heures, versez le mélange dans une bassine de cuisson, et laissez cuire environ 20 à 25 minutes, en commençant doucement et en augmentant petit à petit la force de cuisson. Comme toujours avec les marmelades, le temps de cuisson ne peut être donné de façon précise, il dépend des fruits choisis. Faites le test de l’assiette froide (très facile à faire et ne demandant pas d’ustensile particulier, ce test est connu par toutes celles – et ceux ? – qui font des confitures : versez sur une assiette froide une petite quantité de marmelade ; passez le doigt – attention, c’est chaud ! – au milieu de la surface recouverte : les deux parties de marmelade ne doivent pas se rejoindre), ne laissez pas cuire trop longtemps sinon vous aurez une pâte de fruits !

Mettez ensuite en pots, couvrez… et attendez quelques jours pour déguster !

Journées du patrimoine

La DRAC Hauts-de-France vient de nous donner des informations sur les prochaines journées du patrimoine, qui devraient se dérouler les 19 et 20 septembre sur le thème « Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie ! » (si la situation sanitaire le permet, évidemment).

Nous attendons des précisions sur les conditions d’organisation de ces journées avant de décider d’un éventuel programme. L’église sera encore en travaux, mais des animations à l’extérieur seraient possibles. Nous vous tiendrons informés au cours de l’été.

Lexique des stalles médiévales

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage que les amateurs de stalles attendaient depuis longtemps : le Lexique des stalles médiévales, mis en œuvre par différents membres fondateurs de Stalles de Picardie, Elaine C. Block, Frédéric Billiet, et votre présidente, Kristiane Lemé-Hébuterne. Cet ouvrage de 148 pages est un guide qui aidera les visiteurs qui s’intéressent aux stalles à mieux les regarder et à mieux les comprendre.

Sont tout d’abord rapidement présentées l’histoire et la fonction des stalles en général ; le lexique proprement dit donne ensuite les définitions des différentes parties des stalles, et des principaux motifs sculptés. De très nombreuses photos des stalles de treize pays d’Europe illustrent le lexique et en rendent sa lecture plus facile et plus agréable.

C’est un ouvrage bilingue, en Français et en Anglais, et les termes du lexique sont traduits également en Allemand et Néerlandais.

148 p., ISBN: 978-2-503-51512-0

Brepols, 2019

75,00 €

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Programme provisoire du colloque

Vendredi 20 novembre 2020 – 9 h 00-17 h 30

Université de Picardie Jules Verne, Logis du Roy

Kristiane Lemé-Hébuterne, Introduction à la journée, et présentation des stalles de la cathédrale d’Amiens

Sofiane Abdi, Chanoines et clercs du chœur dans leurs stalles : vie quotidienne, usages et réglementations dans quelques cathédrales du nord du royaume de France (xive-xvie siècles)

Cyrille Chatellain, Politique, immigration et stalles. L’exemple des stalles des diocèses d’Amiens et de Beauvais (fin xve-début xvie siècles)

Florian Meunier, Les stalles de la cathédrale de Troyes : un chantier opposant les points de vue des chanoines et des artistes dans les années 1520 à 1530

Cécile d’Anterroches, Les stalles du château de Gaillon et la cathédrale d’Amiens. Les artisans tissent des liens

Thibault Cardon, Christine Cercy et Corinne Gardais, Les stalles du couvent des Dames de l’Abbiette : entre vestiges et culture matérielle (fouilles du couvent des Dominicaines de Lille)

Charlotte Wytema, An Immaculate Phenomenon : the Amiens choirstalls and the Virgin with fifteen Symbols Imagery

Corinne Charles, Tapisseries liées aux stalles médiévales

Frédéric Billiet, Réentendre le concert imaginaire dans les stalles d’Amiens

Valérie Nunes-Le Page, La représentation des chanteurs dans les stalles de la cathédrale d’Amiens

Samedi 21 novembre

Musée de Picardie

Rafaella Bortolini, Typologie des aérophones dans les stalles médiévales

Miki Witmond, Enkhuizen Choir screen decorations depicting the John the Baptist hymn Ut queant laxis

François Séguin, Visite conférence « Les éléments de stalles déposés au Musée de Picardie »

En complément de ces communications, un concert de musique médiévale sera offert le vendredi soir à l’église Saint-Leu d’Amiens, et une visite des stalles de la cathédrale aura lieu le samedi après-midi.

Toutes les précisions nécessaires et le bulletin d’inscription seront diffusés après l’été.

Travaux

Depuis le lundi 6 janvier, l’entreprise Léon Noël installe les échafaudages préalablement aux travaux sur le chevet.
À l’extérieur de l’église, sur le terrain communal près de l’ancien presbytère (maison à l’est de l’église) sont posés les Algeco, toilettes, l’atelier de taille de pierre, avec raccordements pour l’eau et l’électricité. Le tout est protégé par des grilles.   À l’intérieur, le mobilier du chœur est déplacé : le petit autel est transporté dans le bas-côté nord, le retable de saint Martin aussi. Les stalles basses sont déplacées vers la rambarde limitant le chœur. Le sol est protégé par du géo-textile sur lequel sont posées des plaques en caoutchouc, pour permettre le déplacement des brouettes et autres appareils de roulement et transport et ne pas abîmer le dallage.

« L’emmaillotage » des stalles commence : un grand cadre en bois les entoure, il sera garni de planches, et dessous les stalles sont entourées de géo-textile qui les protège tout en laissant respirer le bois.
Les tubes de l’échafaudage traverseront le coffre qui entoure les stalles. Précisons qu’avant le démarrage des travaux, un huissier est venu faire un véritable état des lieux, prenant un grand nombre de photos, de l’intérieur et de l’extérieur, tout en décrivant soigneusement ce qu’il voyait sur un magnétophone.

Enfin, côté finances, une importante réunion a eu lieu au Crédit Agricole, à Paris : le projet de restauration du chevet a été examiné avec grand intérêt ; la proposition d’une aide de 100 000 € a reçu un avis très favorable. La décision finale doit être prise prochainement par le Conseil d’Administration.

Pour en savoir plus : https://amisdesaintmartinauxbois.org/

Restauration de l’abside

désordres structurels - abside

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va entrer cette année dans une phase de restauration importante : le chevet de l’édifice va subir des travaux, tant sur la maçonnerie que sur la partie vitrée.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du xiiie siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou
tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont
éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux xixe et xxe siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du xiiie siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux à entreprendre vont donc consister à déposer les vitraux, baie par baie, à refaire les maçonneries et à remonter les vitraux, qui auront également été restaurés, complétés, refaits le cas échéant.

Les appels d’offres, lancés par la commune en mars, ont reçu plusieurs réponses : le lot n° 1, maçonnerie et pierre de taille, a été attribué à l’entreprise Léon Noël, mais les réponses pour les lots n° 2 et 3, serrurerie et restauration des vitraux, n’ont pas semblé satisfaisantes à l’Architecte des Bâtiments de France, qui a souhaité que l’appel d’offres soit à nouveau diffusé. Les réponses à ce deuxième appel doivent être rendues pour le 3 juillet. Nous saurons donc début juillet quelle entreprise prendra en charge la partie  plombs et vitres.

L’entreprise Léon Noël est bien connue dans l’Oise : fondée en 1830, à Reims, elle a participé ces dernières années à la restauration, entre autres, de différents édifices à Chantilly, Ermenonville, des remparts gallo-romains, de la cathédrale et du palais des évêques de Beauvais… Les compagnons qui y sont employés possèdent savoir-faire et
expérience, respectent les techniques ancestrales qui ont présidé à l’édification des bâtiments qu’ils restaurent. C’est également une entreprise qui assure la formation de jeunes compagnons, pour transmettre et faire vivre ces techniques.

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va donc recevoir, dès septembre 2019, les soins de maçons et tailleurs de pierre, qui seront rapidement rejoints par les spécialistes verriers.

La première étape concernera les travaux de protection du mobilier : les stalles, hautes et basses, et le maître autel, ne pouvant être évacués ni déplacés, doivent être protégés par un coffrage de menuiserie qui les mettra à l’abri de tout risque d’accident et les isolera de la poussière. L’entreprise dressera ensuite les échafaudages intérieur et
extérieur pour accéder aux parties hautes. Le minutieux démontage des vitres pourra commencer : tout doit être enregistré, l’emplacement de chaque morceau doit être consigné, numéroté pour que tout puisse être replacé au bon endroit (ou reconstitué).

Nous essaierons de suivre régulièrement le déroulement des différentes phases et d’en faire un compte rendu dans notre Lettre d’Information.

La durée des travaux devrait être de 21 mois, ce qui fixe au début de l’été 2021 la réouverture complète de l’église.

Soyez mécènes !

Pour ces travaux, la commune bénéficie de l’aide financière de l’État et du département, mais ces aides ne suffisent pas. Le mécénat est également sollicité. Vous aussi pouvez participer à cette restauration en faisant un don, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine :

Tous les donateurs recevront un justificatif permettant, dans la mesure des limites  fixées par la loi, de bénéficier d’une réduction d’impôt.

Fondation du Patrimoine logo
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Nos activités en 2020

 L’organisation d’activités dans l’église (visites, concerts, expositions…) est suspendue jusqu’à la fin des travaux. Notre association continue toutefois ses activités, notamment dans le domaine de la recherche sur l’histoire de l’abbaye et des stalles, par des présentations de conférences en histoire et histoire de l’art.

*Les activités de l’association : les années 2020 et 2021 ne seront pas propices à l’organisation d’activités dans l’église, à cause des travaux. La traditionnelle journée des « Estivales » et l’exposition d’artisanat d’art le premier dimanche de juillet, comme les visites, les concerts, les Journées du Patrimoine ne peuvent plus avoir lieu actuellement.

Mais des conférences peuvent être proposées dans divers lieux, pour faire connaître les stalles, de Picardie et d’ailleurs.
L’association se préoccupe bien évidemment de la restauration du mobilier de l’église, et travaille à la recherche de mécènes qui peuvent aider financièrement les travaux.
Des travaux de recherche sont également menés, concernant les stalles, mais aussi l’histoire de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois.

Des activités à l’extérieur de l’église pourront avoir lieu dans les mois qui viennent, visites de stalles aux alentours, expositions de photos…

Les membres de l’association, ainsi que les sympathisants, sont tenus au courant des activités par la Lettre d’Information qui paraît trois fois par an. Pendant la durée des travaux, des petits billets seront publiés régulièrement sur le site pour rendre compte de l’avancée du chantier.

Travaux0

désordres structurels - abside

D’importants travaux vont avoir lieu sur le chevet de l’église de Saint-Martin-aux-Bois à partir du mois de janvier 2020 : la maçonnerie et les vitraux en grisaille vont être soigneusement restaurés par des entreprises spécialisées.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du 13e siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux 19e et 20e siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du 13e siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux vont être réalisés par les entreprises Léon Noël pour la maçonnerie et Art-Vitrail pour la serrurerie et vitrerie, toutes deux spécialisées dans les restaurations de monuments historiques. Ces deux entreprises assurent la formation de jeunes compagnons, qui, au contact d’artisans expérimentés, apprennent et font vivre les techniques anciennes de construction.

Dès janvier 2020, les échafaudages vont être montés, à l’intérieur et à l’extérieur du chevet, les stalles vont être protégées par un géotextile et un coffrage de bois. Les vitraux seront ensuite déposés soigneusement, baie par baie, numérotés, et transportés dans les ateliers d’Art-Vitrail à Gurgy, près d’Auxerre, où ils seront restaurés, ou refaits si une restauration n’est pas possible.

Nous donnerons régulièrement des informations sur le déroulement des travaux, qui doivent durer environ 21 mois : la réouverture de l’église est envisagée à la fin de l’année 2021.

Lettre d’information n°60-novembre 2019

Sommaire:

L’éditorial

Bilan de l’été 2019

En route pour 2020

J’aime mon association

L’éditorial

La Lettre d’Information évolue…

Notre Lettre d’Information arrive à son numéro 60 ! Depuis 20 ans, elle vous tient informés, avec une certaine régularité, des activités de l’association. En 20 ans, elle a légèrement évolué : nous sommes passés récemment à une Lettre d’information diffusée à la plupart de nos membres par courriel.

Nous allons changer encore un peu pour adopter un format plus complètement numérique : les articles, les informations seront toujours présents, mais grâce aux techniques numériques seront enrichis d’images, de compléments, de liens permettant d’accéder à d’autres rubriques, sur notre site ou sur d’autres sites éventuellement.

Nous n’oublions pas cependant que tous nos membres ne sont pas des accros d’internet ! Nous continuerons à envoyer une Lettre papier par la voie postale : si vous ne souhaitez pas recevoir la nouvelle formule, il vous sera possible de vous désinscrire et de nous demander la Lettre habituelle papier.

Nous espérons que cette nouveauté enrichira la vie de notre association et facilitera les liens entre le Conseil d’administration et les membres de Stalles de Picardie.

Nous espérons aussi que vous nous ferez savoir ce que vous en pensez : du bien, du mal ? Vous avez des idées, des suggestions, des critiques, des souhaits ? Ce n’est pas difficile de nous les faire connaître, en cliquant ici et en nous envoyant un courriel !

Bonne lecture…

Bilan de l’été 2019

Journée Métiers d’art, 7 juillet 2019

atelier de calligraphie

Encore une très belle journée ! Qui avait pourtant commencé avec quelques inquiétudes, le guitariste prévu pour les animations musicales et un des exposants, le luthier d’art, n’ayant pu venir. Ils nous ont prévenus en début de matinée, ce qui n’a pas permis de trouver d’autres intervenants !

Mais la qualité des exposants a été au rendez-vous : les réalisations en céramique et porcelaine, très diversifiées, ont mis en valeur la plasticité de la matière et la créativité des artistes. Les jeunes vitraillistes nous ont donné envie de les suivre dans leurs futures entreprises. L’atelier de calligraphie, pris d’assaut par les amateurs de belle écriture, a connu un beau succès. L’artiste en enluminure a su capter l’attention des visiteurs et faire passer sa passion, de même que le sculpteur sur pierre. Notre association est heureuse d’avoir pu donner la possibilité aux plus jeunes des exposants de se faire connaître.

Des remerciements réciproques, artistes/organisateurs, ont conclu de belle manière cette journée qui nous a permis d’accueillir plus de 200 visiteurs.

Dimanches d’été

Année exceptionnelle, non par la quantité de visiteurs accueillis (152 uniquement pour les dimanches de juillet et août) mais d’une part pour la répartition du nombre de visiteurs, venus régulièrement tous les dimanches, et pour la qualité d’écoute et d’observation de ces visiteurs : beaucoup sont venus après avoir vu que l’église avait été retenue par Stéphane Bern dans la liste des projets à aider, certains ont même participé à la campagne de mécénat organisée avec Dartagnans, d’autres ont fait un don pour la restauration de l’abside par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine. On a vraiment la sensation que les gens qui viennent à Saint-Martin-aux-Bois n’ont pas choisi ce lieu par hasard, ils ont l’intention d’y passer un long moment, sont avides de connaître, de voir, de comprendre.

Les différents bénévoles qui ont assuré les permanences cet été méritent des remerciements particuliers : la qualité de leur accueil, des informations données, des visites proposées, font que les visiteurs repartent très satisfaits, ils reviennent parfois avec des amis, ou leurs enfants, et sont particulièrement généreux, souhaitant aider l’association et la commune dans la réalisation des travaux.

Livre d’Or

Nous proposons toujours aux visiteurs de laisser une trace de leur passage à Saint-Martin-aux-Bois en écrivant quelques mots dans le Livre d’Or… En réalité, bien peu sont assez hardis pour oser partager leurs impressions. Pourtant, cette année, on note deux commentaires de Néerlandais, deux commentaires de personnes originaires de Grande-Bretagne et un petit texte d’un Polonais …

« Une découverte inattendue dans une belle architecture gothique. Je vous souhaite du succès dans la restauration de l’intérieur de ce bel édifice ». Krzystof (= Christophe).

Journées du patrimoine

Pensant que les travaux sur l’abside auraient commencé dès septembre, nous avions supprimé de notre programme l’accueil lors des journées du patrimoine… Ce fut une occasion perdue pour notre association, les travaux étant retardés !

Mais Saint-Martin-aux-Bois a tout de même connu un week-end de fête, les samedi 21 et dimanche 22 septembre, grâce à la Confrérie du Cerbère qui, avec le Comité des Fêtes du village, a organisé la Médiévale de Saint-Martin-aux-Bois : campements médiévaux, combats, démonstrations diverses, marché médiéval et artisanal ont occupé tout le week-end. Un banquet médiéval a été proposé le samedi soir, sur un menu élaboré par la Confrérie du Cerbère, mais concocté par le restaurateur du Bistrot de pays et apprécié par 180 amateurs.

Le bilan de ces deux journées est tout à fait positif, environ 1 400 personnes ont participé aux activités proposées, et toutes ont été très satisfaites. Et grâce à Bernard Thiou, l’église a tout de même été ouverte et a pu accueillir de nombreux visiteurs.

Travaux

Ils devaient démarrer à l’automne… Certes, l’automne n’est pas encore terminé mais nous pouvons craindre qu’ils ne commencent pas avant l’hiver ! Les lenteurs administratives sont fréquentes dans ce genre d’opération, mais nous déplorons en outre un retard dû aux délais très longs demandés par l’Architecte en chef des Bâtiments de France pour rendre ses conclusions sur les réponses aux appels d’offres.

À l’heure actuelle, les entreprises ont été sélectionnées et retenues. L’une d’elle, chargée de la vitrerie, s’est désistée, car elle a été entre temps chargée d’un chantier plus proche de son siège (et peut-être un peu inquiète des retards pris à Saint-Martin-aux-Bois…). Une autre a été choisie pour la remplacer, et rien ne s’oppose maintenant au début des travaux : Alain Lebrun, maire de la commune, a signé le 30 octobre l’ensemble du marché (pour les trois lots) de la restauration de l’abside. Le dossier est transmis à la préfecture, pour le contrôle de légalité.

Tout est donc bouclé avant la date butoir pour les subventions, grâce à la ténacité d’Alain Lebrun.

Des dates ont été proposées à M. Vincent Brunelle, architecte en chef des Bâtiments de France, qui souhaite réunir tous les partenaires de la restauration.

Espérons que cette réunion puisse se tenir dans un avenir très proche, afin que les travaux démarrent enfin !

En route pour 2020

Nous avons déjà commencé à réfléchir aux activités à mener en 2020. Activités qui seront différentes de ce que nous connaissons depuis des années, puisque l’accès à l’église sera difficile voire impossible pour le public.

Des idées ont déjà été proposées :

  • Nous ne resterons pas à l’écart des travaux, bien au contraire : nous essaierons, dans la mesure du possible, de suivre le déroulement des restaurations et de vous tenir au courant, d’expliquer le travail des entreprises, les difficultés et les savoir-faire mis en œuvre par les artisans de la pierre, du métal et du verre. Nous attendons le début des travaux pour voir quelle forme pourra prendre ce « reportage » sur la restauration du chevet de l’église et éventuellement envisager des « visites de chantier », en accord avec les entreprises.
  • Une exposition de photos sur les stalles pourrait aussi être organisée et présentée dans différents lieux. Exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois, qui seraient mises en parallèle avec d’autres ensembles de stalles de la fin du Moyen Âge.
  • Enfin, un événement important aura lieu en novembre 2020, non à Saint-Martin-aux-Bois mais à Amiens : en 2020, les stalles de la cathédrale Notre-Dame auront 500 ans, et nous proposerons un colloque pour cette occasion. En fait, la date de pose de l’ensemble ne peut être fixée de façon précise, les archives ayant été détruites au cours du xviie siècle. Mais les érudits qui avaient étudié les archives s’accordent pour dire que les travaux ont commencé en 1508 et se sont terminés soit en 1519 soit en 1522 : il est probable que la première date corresponde à la fin des travaux sur les stalles elles-mêmes et que 1522 soit la date de la fin des travaux d’aménagement complet du chœur. 2020 est donc un bon compromis ! D’autant plus que ce sera aussi l’année de la commémoration des 800 ans de la cathédrale elle-même. A cette occasion, différentes manifestations seront organisées, par l’Université, par Amiens métropole, par le diocèse… Notre colloque s’intégrera à l’ensemble de ces manifestations.

Stalles de Picardie a donc proposé à l’association Misericordia International d’organiser (avec le soutien de l’Université de Picardie Jules Verne, de Sorbonne-Université, de la Société des Antiquaires de Picardie et en collaboration avec le Musée de Picardie) un colloque international, qui se déroulera à Amiens du 19 au 21 novembre 2020, au Logis du Roy et au Musée de Picardie. L’appel à communications est disponible ici. Dès que le programme définitif sera connu, nous vous le communiquerons (printemps 2020). Vous pouvez d’ores et déjà retenir ces dates !

La préparation de ce colloque ne nous laissera pas le temps d’organiser une nouvelle journée d’étude en mai 2020, mais nous reviendrons à ces journées d’étude l’année suivante. Nous publierons au cours de l’année les Actes de la journée d’étude du mois de mai 2019 sur les chanoines réguliers.

Au cours du mois de novembre, le Conseil d’administration va se réunir pour faire le point sur l’année écoulée et envisager l’avenir : si vous avez des idées, des souhaits, envoyez-nous un mail pour nous en faire part, nous les étudierons lors de ce Conseil d’administration.

J’aime mon association…

Bien sûr que vous aimez votre association ! Et vous allez pouvoir le prouver prochainement…

« J’aime mon association » est en fait le titre d’un concours organisé par le Crédit Agricole Ile-de-France (la banque de notre association), qui propose à tous les internautes de voter pour l’association de leur choix, parmi toutes les associations qui participent au programme des tookets (rappelons qu’il s’agit d’une monnaie virtuelle : les membres sociétaires du Crédit Agricole Ile-de-France reçoivent, de la part de leur banque, 1 tooket lors de chaque paiement avec leur carte sociétaire. Ils peuvent ensuite reverser ces tookets à l’association de leur choix. Chaque année Stalles de Picardie se voit ainsi créditée de quelques centaines d’euros grâce à ces tookets !)

A partir du 16 novembre (et jusqu’au 29), vous pourrez voter sur un site dont nous vous donnerons l’adresse : l’association qui aura recueilli le plus de votes recevra le prix d’un montant de 500 €.

Ce jeu sera ouvert à « toute personne physique majeure, cliente ou non du Crédit Agricole ». Un seul vote par personne, bien sûr !

Nous espérons que vous voterez pour Stalles de Picardie et que vous inviterez vos amis, vos collègues, à voter aussi !