Travaux

Depuis le lundi 6 janvier, l’entreprise Léon Noël installe les échafaudages préalablement aux travaux sur le chevet.
À l’extérieur de l’église, sur le terrain communal près de l’ancien presbytère (maison à l’est de l’église) sont posés les Algeco, toilettes, l’atelier de taille de pierre, avec raccordements pour l’eau et l’électricité. Le tout est protégé par des grilles.   À l’intérieur, le mobilier du chœur est déplacé : le petit autel est transporté dans le bas-côté nord, le retable de saint Martin aussi. Les stalles basses sont déplacées vers la rambarde limitant le chœur. Le sol est protégé par du géo-textile sur lequel sont posées des plaques en caoutchouc, pour permettre le déplacement des brouettes et autres appareils de roulement et transport et ne pas abîmer le dallage.

« L’emmaillotage » des stalles commence : un grand cadre en bois les entoure, il sera garni de planches, et dessous les stalles sont entourées de géo-textile qui les protège tout en laissant respirer le bois.
Les tubes de l’échafaudage traverseront le coffre qui entoure les stalles. Précisons qu’avant le démarrage des travaux, un huissier est venu faire un véritable état des lieux, prenant un grand nombre de photos, de l’intérieur et de l’extérieur, tout en décrivant soigneusement ce qu’il voyait sur un magnétophone.

Enfin, côté finances, une importante réunion a eu lieu au Crédit Agricole, à Paris : le projet de restauration du chevet a été examiné avec grand intérêt ; la proposition d’une aide de 100 000 € a reçu un avis très favorable. La décision finale doit être prise prochainement par le Conseil d’Administration.

Pour en savoir plus : https://amisdesaintmartinauxbois.org/

Restauration de l’abside

désordres structurels - abside

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va entrer cette année dans une phase de restauration importante : le chevet de l’édifice va subir des travaux, tant sur la maçonnerie que sur la partie vitrée.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du xiiie siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou
tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont
éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux xixe et xxe siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du xiiie siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux à entreprendre vont donc consister à déposer les vitraux, baie par baie, à refaire les maçonneries et à remonter les vitraux, qui auront également été restaurés, complétés, refaits le cas échéant.

Les appels d’offres, lancés par la commune en mars, ont reçu plusieurs réponses : le lot n° 1, maçonnerie et pierre de taille, a été attribué à l’entreprise Léon Noël, mais les réponses pour les lots n° 2 et 3, serrurerie et restauration des vitraux, n’ont pas semblé satisfaisantes à l’Architecte des Bâtiments de France, qui a souhaité que l’appel d’offres soit à nouveau diffusé. Les réponses à ce deuxième appel doivent être rendues pour le 3 juillet. Nous saurons donc début juillet quelle entreprise prendra en charge la partie  plombs et vitres.

L’entreprise Léon Noël est bien connue dans l’Oise : fondée en 1830, à Reims, elle a participé ces dernières années à la restauration, entre autres, de différents édifices à Chantilly, Ermenonville, des remparts gallo-romains, de la cathédrale et du palais des évêques de Beauvais… Les compagnons qui y sont employés possèdent savoir-faire et
expérience, respectent les techniques ancestrales qui ont présidé à l’édification des bâtiments qu’ils restaurent. C’est également une entreprise qui assure la formation de jeunes compagnons, pour transmettre et faire vivre ces techniques.

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va donc recevoir, dès septembre 2019, les soins de maçons et tailleurs de pierre, qui seront rapidement rejoints par les spécialistes verriers.

La première étape concernera les travaux de protection du mobilier : les stalles, hautes et basses, et le maître autel, ne pouvant être évacués ni déplacés, doivent être protégés par un coffrage de menuiserie qui les mettra à l’abri de tout risque d’accident et les isolera de la poussière. L’entreprise dressera ensuite les échafaudages intérieur et
extérieur pour accéder aux parties hautes. Le minutieux démontage des vitres pourra commencer : tout doit être enregistré, l’emplacement de chaque morceau doit être consigné, numéroté pour que tout puisse être replacé au bon endroit (ou reconstitué).

Nous essaierons de suivre régulièrement le déroulement des différentes phases et d’en faire un compte rendu dans notre Lettre d’Information.

La durée des travaux devrait être de 21 mois, ce qui fixe au début de l’été 2021 la réouverture complète de l’église.

Soyez mécènes !

Pour ces travaux, la commune bénéficie de l’aide financière de l’État et du département, mais ces aides ne suffisent pas. Le mécénat est également sollicité. Vous aussi pouvez participer à cette restauration en faisant un don, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine :

Tous les donateurs recevront un justificatif permettant, dans la mesure des limites  fixées par la loi, de bénéficier d’une réduction d’impôt.

Fondation du Patrimoine logo
Cliquez pour en savoir plus

Nos activités en 2020

 L’organisation d’activités dans l’église (visites, concerts, expositions…) est suspendue jusqu’à la fin des travaux. Notre association continue toutefois ses activités, notamment dans le domaine de la recherche sur l’histoire de l’abbaye et des stalles, par des présentations de conférences en histoire et histoire de l’art.

*Les activités de l’association : les années 2020 et 2021 ne seront pas propices à l’organisation d’activités dans l’église, à cause des travaux. La traditionnelle journée des « Estivales » et l’exposition d’artisanat d’art le premier dimanche de juillet, comme les visites, les concerts, les Journées du Patrimoine ne peuvent plus avoir lieu actuellement.

Mais des conférences peuvent être proposées dans divers lieux, pour faire connaître les stalles, de Picardie et d’ailleurs.
L’association se préoccupe bien évidemment de la restauration du mobilier de l’église, et travaille à la recherche de mécènes qui peuvent aider financièrement les travaux.
Des travaux de recherche sont également menés, concernant les stalles, mais aussi l’histoire de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois.

Des activités à l’extérieur de l’église pourront avoir lieu dans les mois qui viennent, visites de stalles aux alentours, expositions de photos…

Les membres de l’association, ainsi que les sympathisants, sont tenus au courant des activités par la Lettre d’Information qui paraît trois fois par an. Pendant la durée des travaux, des petits billets seront publiés régulièrement sur le site pour rendre compte de l’avancée du chantier.

Travaux0

désordres structurels - abside

D’importants travaux vont avoir lieu sur le chevet de l’église de Saint-Martin-aux-Bois à partir du mois de janvier 2020 : la maçonnerie et les vitraux en grisaille vont être soigneusement restaurés par des entreprises spécialisées.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du 13e siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux 19e et 20e siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du 13e siècle,
alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux vont être réalisés par les entreprises Léon Noël pour la maçonnerie et Art-Vitrail pour la serrurerie et vitrerie, toutes deux spécialisées dans les restaurations de monuments historiques. Ces deux entreprises assurent la formation de jeunes compagnons, qui, au contact d’artisans expérimentés, apprennent et font vivre les techniques anciennes de construction.

Dès janvier 2020, les échafaudages vont être montés, à l’intérieur et à l’extérieur du chevet, les stalles vont être protégées par un géotextile et un coffrage de bois. Les vitraux seront ensuite déposés soigneusement, baie par baie, numérotés, et transportés dans les ateliers d’Art-Vitrail à Gurgy, près d’Auxerre, où ils seront restaurés, ou refaits si une restauration n’est pas possible.

Nous donnerons régulièrement des informations sur le déroulement des travaux, qui doivent durer environ 21 mois : la réouverture de l’église est envisagée à la fin de l’année 2021.

Lettre d’information n°60-novembre 2019

Sommaire:

L’éditorial

Bilan de l’été 2019

En route pour 2020

J’aime mon association

L’éditorial

La Lettre d’Information évolue…

Notre Lettre d’Information arrive à son numéro 60 ! Depuis 20 ans, elle vous tient informés, avec une certaine régularité, des activités de l’association. En 20 ans, elle a légèrement évolué : nous sommes passés récemment à une Lettre d’information diffusée à la plupart de nos membres par courriel.

Nous allons changer encore un peu pour adopter un format plus complètement numérique : les articles, les informations seront toujours présents, mais grâce aux techniques numériques seront enrichis d’images, de compléments, de liens permettant d’accéder à d’autres rubriques, sur notre site ou sur d’autres sites éventuellement.

Nous n’oublions pas cependant que tous nos membres ne sont pas des accros d’internet ! Nous continuerons à envoyer une Lettre papier par la voie postale : si vous ne souhaitez pas recevoir la nouvelle formule, il vous sera possible de vous désinscrire et de nous demander la Lettre habituelle papier.

Nous espérons que cette nouveauté enrichira la vie de notre association et facilitera les liens entre le Conseil d’administration et les membres de Stalles de Picardie.

Nous espérons aussi que vous nous ferez savoir ce que vous en pensez : du bien, du mal ? Vous avez des idées, des suggestions, des critiques, des souhaits ? Ce n’est pas difficile de nous les faire connaître, en cliquant ici et en nous envoyant un courriel !

Bonne lecture…

Bilan de l’été 2019

Journée Métiers d’art, 7 juillet 2019

atelier de calligraphie

Encore une très belle journée ! Qui avait pourtant commencé avec quelques inquiétudes, le guitariste prévu pour les animations musicales et un des exposants, le luthier d’art, n’ayant pu venir. Ils nous ont prévenus en début de matinée, ce qui n’a pas permis de trouver d’autres intervenants !

Mais la qualité des exposants a été au rendez-vous : les réalisations en céramique et porcelaine, très diversifiées, ont mis en valeur la plasticité de la matière et la créativité des artistes. Les jeunes vitraillistes nous ont donné envie de les suivre dans leurs futures entreprises. L’atelier de calligraphie, pris d’assaut par les amateurs de belle écriture, a connu un beau succès. L’artiste en enluminure a su capter l’attention des visiteurs et faire passer sa passion, de même que le sculpteur sur pierre. Notre association est heureuse d’avoir pu donner la possibilité aux plus jeunes des exposants de se faire connaître.

Des remerciements réciproques, artistes/organisateurs, ont conclu de belle manière cette journée qui nous a permis d’accueillir plus de 200 visiteurs.

Dimanches d’été

Année exceptionnelle, non par la quantité de visiteurs accueillis (152 uniquement pour les dimanches de juillet et août) mais d’une part pour la répartition du nombre de visiteurs, venus régulièrement tous les dimanches, et pour la qualité d’écoute et d’observation de ces visiteurs : beaucoup sont venus après avoir vu que l’église avait été retenue par Stéphane Bern dans la liste des projets à aider, certains ont même participé à la campagne de mécénat organisée avec Dartagnans, d’autres ont fait un don pour la restauration de l’abside par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine. On a vraiment la sensation que les gens qui viennent à Saint-Martin-aux-Bois n’ont pas choisi ce lieu par hasard, ils ont l’intention d’y passer un long moment, sont avides de connaître, de voir, de comprendre.

Les différents bénévoles qui ont assuré les permanences cet été méritent des remerciements particuliers : la qualité de leur accueil, des informations données, des visites proposées, font que les visiteurs repartent très satisfaits, ils reviennent parfois avec des amis, ou leurs enfants, et sont particulièrement généreux, souhaitant aider l’association et la commune dans la réalisation des travaux.

Livre d’Or

Nous proposons toujours aux visiteurs de laisser une trace de leur passage à Saint-Martin-aux-Bois en écrivant quelques mots dans le Livre d’Or… En réalité, bien peu sont assez hardis pour oser partager leurs impressions. Pourtant, cette année, on note deux commentaires de Néerlandais, deux commentaires de personnes originaires de Grande-Bretagne et un petit texte d’un Polonais …

« Une découverte inattendue dans une belle architecture gothique. Je vous souhaite du succès dans la restauration de l’intérieur de ce bel édifice ». Krzystof (= Christophe).

Journées du patrimoine

Pensant que les travaux sur l’abside auraient commencé dès septembre, nous avions supprimé de notre programme l’accueil lors des journées du patrimoine… Ce fut une occasion perdue pour notre association, les travaux étant retardés !

Mais Saint-Martin-aux-Bois a tout de même connu un week-end de fête, les samedi 21 et dimanche 22 septembre, grâce à la Confrérie du Cerbère qui, avec le Comité des Fêtes du village, a organisé la Médiévale de Saint-Martin-aux-Bois : campements médiévaux, combats, démonstrations diverses, marché médiéval et artisanal ont occupé tout le week-end. Un banquet médiéval a été proposé le samedi soir, sur un menu élaboré par la Confrérie du Cerbère, mais concocté par le restaurateur du Bistrot de pays et apprécié par 180 amateurs.

Le bilan de ces deux journées est tout à fait positif, environ 1 400 personnes ont participé aux activités proposées, et toutes ont été très satisfaites. Et grâce à Bernard Thiou, l’église a tout de même été ouverte et a pu accueillir de nombreux visiteurs.

Travaux

Ils devaient démarrer à l’automne… Certes, l’automne n’est pas encore terminé mais nous pouvons craindre qu’ils ne commencent pas avant l’hiver ! Les lenteurs administratives sont fréquentes dans ce genre d’opération, mais nous déplorons en outre un retard dû aux délais très longs demandés par l’Architecte en chef des Bâtiments de France pour rendre ses conclusions sur les réponses aux appels d’offres.

À l’heure actuelle, les entreprises ont été sélectionnées et retenues. L’une d’elle, chargée de la vitrerie, s’est désistée, car elle a été entre temps chargée d’un chantier plus proche de son siège (et peut-être un peu inquiète des retards pris à Saint-Martin-aux-Bois…). Une autre a été choisie pour la remplacer, et rien ne s’oppose maintenant au début des travaux : Alain Lebrun, maire de la commune, a signé le 30 octobre l’ensemble du marché (pour les trois lots) de la restauration de l’abside. Le dossier est transmis à la préfecture, pour le contrôle de légalité.

Tout est donc bouclé avant la date butoir pour les subventions, grâce à la ténacité d’Alain Lebrun.

Des dates ont été proposées à M. Vincent Brunelle, architecte en chef des Bâtiments de France, qui souhaite réunir tous les partenaires de la restauration.

Espérons que cette réunion puisse se tenir dans un avenir très proche, afin que les travaux démarrent enfin !

En route pour 2020

Nous avons déjà commencé à réfléchir aux activités à mener en 2020. Activités qui seront différentes de ce que nous connaissons depuis des années, puisque l’accès à l’église sera difficile voire impossible pour le public.

Des idées ont déjà été proposées :

  • Nous ne resterons pas à l’écart des travaux, bien au contraire : nous essaierons, dans la mesure du possible, de suivre le déroulement des restaurations et de vous tenir au courant, d’expliquer le travail des entreprises, les difficultés et les savoir-faire mis en œuvre par les artisans de la pierre, du métal et du verre. Nous attendons le début des travaux pour voir quelle forme pourra prendre ce « reportage » sur la restauration du chevet de l’église et éventuellement envisager des « visites de chantier », en accord avec les entreprises.
  • Une exposition de photos sur les stalles pourrait aussi être organisée et présentée dans différents lieux. Exposition sur les stalles de Saint-Martin-aux-Bois, qui seraient mises en parallèle avec d’autres ensembles de stalles de la fin du Moyen Âge.
  • Enfin, un événement important aura lieu en novembre 2020, non à Saint-Martin-aux-Bois mais à Amiens : en 2020, les stalles de la cathédrale Notre-Dame auront 500 ans, et nous proposerons un colloque pour cette occasion. En fait, la date de pose de l’ensemble ne peut être fixée de façon précise, les archives ayant été détruites au cours du xviie siècle. Mais les érudits qui avaient étudié les archives s’accordent pour dire que les travaux ont commencé en 1508 et se sont terminés soit en 1519 soit en 1522 : il est probable que la première date corresponde à la fin des travaux sur les stalles elles-mêmes et que 1522 soit la date de la fin des travaux d’aménagement complet du chœur. 2020 est donc un bon compromis ! D’autant plus que ce sera aussi l’année de la commémoration des 800 ans de la cathédrale elle-même. A cette occasion, différentes manifestations seront organisées, par l’Université, par Amiens métropole, par le diocèse… Notre colloque s’intégrera à l’ensemble de ces manifestations.

Stalles de Picardie a donc proposé à l’association Misericordia International d’organiser (avec le soutien de l’Université de Picardie Jules Verne, de Sorbonne-Université, de la Société des Antiquaires de Picardie et en collaboration avec le Musée de Picardie) un colloque international, qui se déroulera à Amiens du 19 au 21 novembre 2020, au Logis du Roy et au Musée de Picardie. L’appel à communications est disponible ici. Dès que le programme définitif sera connu, nous vous le communiquerons (printemps 2020). Vous pouvez d’ores et déjà retenir ces dates !

La préparation de ce colloque ne nous laissera pas le temps d’organiser une nouvelle journée d’étude en mai 2020, mais nous reviendrons à ces journées d’étude l’année suivante. Nous publierons au cours de l’année les Actes de la journée d’étude du mois de mai 2019 sur les chanoines réguliers.

Au cours du mois de novembre, le Conseil d’administration va se réunir pour faire le point sur l’année écoulée et envisager l’avenir : si vous avez des idées, des souhaits, envoyez-nous un mail pour nous en faire part, nous les étudierons lors de ce Conseil d’administration.

J’aime mon association…

Bien sûr que vous aimez votre association ! Et vous allez pouvoir le prouver prochainement…

« J’aime mon association » est en fait le titre d’un concours organisé par le Crédit Agricole Ile-de-France (la banque de notre association), qui propose à tous les internautes de voter pour l’association de leur choix, parmi toutes les associations qui participent au programme des tookets (rappelons qu’il s’agit d’une monnaie virtuelle : les membres sociétaires du Crédit Agricole Ile-de-France reçoivent, de la part de leur banque, 1 tooket lors de chaque paiement avec leur carte sociétaire. Ils peuvent ensuite reverser ces tookets à l’association de leur choix. Chaque année Stalles de Picardie se voit ainsi créditée de quelques centaines d’euros grâce à ces tookets !)

A partir du 16 novembre (et jusqu’au 29), vous pourrez voter sur un site dont nous vous donnerons l’adresse : l’association qui aura recueilli le plus de votes recevra le prix d’un montant de 500 €.

Ce jeu sera ouvert à « toute personne physique majeure, cliente ou non du Crédit Agricole ». Un seul vote par personne, bien sûr !

Nous espérons que vous voterez pour Stalles de Picardie et que vous inviterez vos amis, vos collègues, à voter aussi !

Lettre d’information n°59 – juin 2019

Sommaire:

Le Mot de la Présidente

7 juillet, journée des Métiers d’art

Travaux de l’abside

Journée d’études 2019

Le Mot de la Présidente

Dimanche 7 juillet, pour la onzième fois, se tiendra à Saint-Martin-aux-Bois une journée des Métiers d’art.
Inaugurée en 2007,  à l’initiative de notre vice-présidente, Monique Fatras, que nous tenons à remercier vivement pour le grand travail qu’elle effectue depuis des années, la journée des Métiers d’art permet d’ouvrir, d’une façon particulière, la saison de visites estivales à Saint-Martin-aux-Bois. Chaque année, Monique se démène pour trouver des artisans d’art de disciplines différentes, en rapport si possible avec le lieu que nous voulons mettre en valeur et faire vivre. Monique demande aux artisans d’exposer, bien sûr, mais aussi de montrer leur savoir-faire, leurs techniques, d’expliquer au public les difficultés, l’intérêt, de parler des matériaux utilisés, de faire éventuellement, lorsque c’est possible, des démonstrations…

Le programme de la journée 2019 est aussi riche que celui des précédentes années, vous le découvrirez en pages intérieures, et nous espérons qu’il saura vous convaincre et vous attirer pour passer la journée à Saint-Martin-aux-Bois.
N’hésitez pas à venir, même si vous connaissez les lieux, car l’église va entrer dans une période de travaux importants, avec la restauration de l’abside, qui doit démarrer en septembre.
Nous assurerons des visites tous les dimanches d’été, mais à partir de l’automne, l’église ne sera plus accessible en totalité. Les travaux doivent durer 21 mois au maximum (si aucun problème ne retarde les échéances), nous retrouverons donc les lieux à l’été 2021.
D’ici la réouverture de l’église, le temps va sembler long, mais nous prévoyons des activités dans d’autres lieux !
Nous vous souhaitons un très bon été, au cours duquel nous espérons vous accueillir à Saint-Martin-aux-Bois !

7 juillet, 11e journée des Métiers d’art

Traditionnellement, le premier dimanche du mois de juillet est consacré, à Saint-Martin-aux-Bois, aux Métiers d’art. Cette année, nous accueillerons, de 11 à 19 h, une douzaine d’artisans d’art, dans l’église et sur le parvis.

Des artisans !

L’art de la céramique sera représenté par quatre artisans différents, Elisabeth Bail-Dhé, Sophie Goldlaniga, Laurence Lhôte et Christine Ortiz-Villa ; Isabelle Van Lerberghe vous montrera ses réalisations de peinture sur porcelaine. Le travail de la pierre sera illustré par Cédric Courtois, qui fera des démonstrations sur le parvis herbeux.

L’écriture et la décoration des textes trouveront place dans les bas-côtés de l’église, avec Célia Meuret, spécialiste d’enluminure, et Corinne Duvauchelle, calligraphe, qui proposera une initiation à la calligraphie (voir ci-dessous).

Seront également présents dans l’église Frédéric Beaudoin, luthier d’art, et Isabelle Eytorff et Lucas Joueo, ou Vitraux Max & et Cie.

Enfin, ne figurant pas sur le programme, Florence Maurice présentera ses carnets « dequoinoter ». Elle remplacera Colette Desfavries qui nous a fait savoir que pour des raisons familiales elle ne pourrait pas participer.

De la musique !

Et pour ne pas rompre avec les traditions, l’après-midi sera ponctué de moments musicaux : le guitariste Luis El Duende interprétera, à 15 h, des œuvres qui vous emmèneront dans un voyage musical à travers l’Europe baroque (Bach, Haendel, Vivaldi, Robert de Visée) puis à 17 h, des airs de musique romantique d’Espagne et d’Italie (Fernando Sor, Francisco Tarrega,  Nicolo Paganini). Programme complet

Et l’écriture !

Nous venons d’évoquer la calligraphie… Art de la belle écriture, avec lequel vous aurez peut-être envie de renouer ? L’utilisation des claviers d’ordinateur, de tablettes, de téléphone nous fait perdre l’habitude d’écrire. Voici l’occasion de retrouver la pratique de l’écriture manuelle, au cours d’un atelier qu’animera Corinne Duvauchelle, de 15 h 30 à 17 h 00 environ (le matériel est fourni).

Pour des raisons d’organisation, nous vous demandons de vous inscrire, car le nombre de participants est limité. Bulletin d’inscription

Travaux de l’abside

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va entrer cette année dans une phase de restauration importante : le chevet de l’édifice va subir des travaux, tant sur la maçonnerie que sur la partie vitrée.

Les verrières sont sans doute ce qui attire le plus les regards quand on pénètre dans l’église. Une telle surface de vitres claires dans une église du xiiie siècle n’est pas fréquente : les sept baies (environ 20 mètres de haut sur 2,55 mètres de large) vitrées de grisailles laissent passer une douce lumière… mais laissent également entrer les oiseaux, le vent, la pluie, à cause des verres brisés, des plombs abîmés, par les intempéries, ou tout simplement l’usure.

Mais les grisailles ne sont pas seules en cause : les meneaux (les fins montants de pierre qui forment l’armature du chevet) sont aussi fragilisés et, à différents endroits, menacent de se rompre. Cet état préoccupant est en partie dû aux restaurations des siècles précédents qui n’ont pas toujours respecté la structure de l’édifice et n’ont pas utilisé des matériaux compatibles avec les matériaux d’origine. Certaines pierres ont éclaté, les fers de chaînage sont parfois oxydés et désolidarisés de la maçonnerie. Les verres, quant à eux, fortement restaurés aux xixe et xxe siècles, sont très hétérogènes : certaines baies sont constituées presque intégralement de grisailles du xiiie siècle, alors que d’autres ne comportent que des verres modernes (la baie centrale par exemple). Par ailleurs, certains verres anciens sont cassés ou déformés.

Les travaux à entreprendre vont donc consister à déposer les vitraux, baie par baie, à refaire les maçonneries et à remonter les vitraux, qui auront également été restaurés, complétés, refaits le cas échéant.

Les appels d’offres, lancés par la commune en mars, ont reçu plusieurs réponses : le lot n° 1, maçonnerie et pierre de taille, a été attribué à l’entreprise Léon Noël, mais les réponses pour les lots n° 2 et 3, serrurerie et restauration des vitraux, n’ont pas semblé satisfaisantes à l’Architecte des Bâtiments de France, qui a souhaité que l’appel d’offres soit à nouveau diffusé. Les réponses à ce deuxième appel doivent être rendues pour le 3 juillet. Nous saurons donc début juillet quelle entreprise prendra en charge la partie plombs et vitres.

L’entreprise Léon Noël est bien connue dans l’Oise : fondée en 1830, à Reims, elle a participé ces dernières années à la restauration, entre autres, de différents édifices à Chantilly, Ermenonville, des remparts gallo-romains, de la cathédrale et du palais des évêques de Beauvais… Les compagnons qui y sont employés possèdent savoir-faire et expérience, respectent les techniques ancestrales qui ont présidé à l’édification des bâtiments qu’ils restaurent. C’est également une entreprise qui assure la formation de jeunes compagnons, pour transmettre et faire vivre ces techniques.

L’église de Saint-Martin-aux-Bois va donc recevoir, dès septembre 2019, les soins de maçons et tailleurs de pierre, qui seront rapidement rejoints par les spécialistes verriers.

La première étape concernera les travaux de protection du mobilier : les stalles, hautes et basses, et le maître autel, ne pouvant être évacués ni déplacés, doivent être protégés par un coffrage de menuiserie qui les mettra à l’abri de tout risque d’accident et les isolera de la poussière. L’entreprise dressera ensuite les échafaudages intérieur et extérieur pour accéder aux parties hautes. Le minutieux démontage des vitres pourra commencer : tout doit être enregistré, l’emplacement de chaque morceau doit être consigné, numéroté pour que tout puisse être replacé au bon endroit (ou reconstitué).

Nous essaierons de suivre régulièrement le déroulement des différentes phases et d’en faire un compte rendu dans notre Lettre d’Information.

La durée des travaux devrait être de 21 mois, ce qui fixe au début de l’été 2021 la réouverture complète de l’église.

Soyez mécènes !

Pour ces travaux, la commune bénéficie de l’aide financière de l’État et du département, mais ces aides ne suffisent pas. Le mécénat est également sollicité. Vous aussi pouvez participer à cette restauration en faisant un don, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine :

logo Fondation du Patrimoine

Journée d’étude 2019

Samedi 25 mai a eu lieu la 7e journée d’étude à Saint-Martin-aux-Bois qui a permis d’écouter sept communications sur les rapports entre les chanoines réguliers et les acteurs politiques, en Picardie mais aussi dans d’autres régions de France proches ou lointaines et même en Italie. Guy de Baudruil, abbé commendataire de 1492 à 1531, a fait l’objet de deux conférences traitant du rôle qu’il a joué pour la reconstruction de l’abbaye à la fin du xve siècle en s’appuyant sur ses proches et sa famille, qui ont participé largement à la réalisation des œuvres d’art qui meublent encore actuellement l’église.

La journée s’est terminée par une visite du village : non pas une visite touristique, mais plutôt une recherche des traces de la vie médiévale des villageois et des chanoines. L’emplacement du puits du village a pu être précisé, celui de l’église paroissiale (attestée dans les sources écrites en 1445, mais dont il n’est plus question dans les écrits suivants) n’est pas sûr mais tout de même probable… Les fermes que possédaient les chanoines, le moulin à vent, les carrières… ont été évoqués et situés lors de cette promenade qui a conduit naturellement à l’église, où s’est terminée la journée.

Comme chaque année, nous allons rassembler les textes des communications et nous vous proposerons les Actes de cette journée d’étude au printemps 2020.

Actes de la journée 2018

Au cours de la journée d’étude de mai 2019, ont été présentés les Actes de la précédente journée : Les monastères de chanoines réguliers en France du xie au xviiie siècle, un volume de plus de 200 pages de textes et illustrations.

Pour acquérir ce beau volume, il suffit de le commander en renvoyant le bon de commande, accompagné du paiement, à Stalles de Picardie – 58, rue du 11 novembre – 80890 Condé-Folie. Mais vous pourrez aussi le trouver cet été, lors d’une visite à Saint-Martin-aux-Bois !

Site internet

Notre site internet : www.abbaye-saint-martin-aux-bois.fr a fait peau neuve et n’attend que votre visite. Vous y trouverez plein d’informations, vous pourrez y admirer beaucoup de photos, mais vous pourrez aussi jouer avec nous !

La rubrique La miséricorde du mois vous présente régulièrement une sculpture provenant d’un ensemble de stalles (il ne s’agit d’ailleurs pas forcément d’une miséricorde !), en vous demandant ce que vous y voyez : comment comprenez-vous ce qui est sculpté, à quoi cela vous fait-il penser, avez-vous déjà vu quelque chose de ressemblant, etc.
L’image proposée actuellement vient d’une rampe d’un ensemble de stalles de l’est de la France et montre un curieux personnage. Allez vite le regarder et dites-nous de quoi il s’agit !
Nous vous souhaitons un bon et bel été au cours duquel nous espérons vous accueillir à Saint-Martin-aux-Bois !

               

Compte-rendu AG du 4 mai 2019

L’association Stalles de Picardie a réuni son Assemblée générale annuelle le samedi 4 mai, dans la salle communale de Saint-Martin-aux-Bois.
L’après-midi a commencé par la présentation des bilans (moral, activités et financier) qui tous ont été adoptés à l’unanimité.
Alain Lebrun, maire de la commune, a ensuite donné les dernières informations sur les travaux pour la restauration de l’abside et des vitraux : les réponses aux appels d’offres sont arrivées, et sont actuellement entre les mains de l’architecte en chef, Vincent Brunelle. Le choix des entreprises qui seront chargées des travaux devrait se faire rapidement afin que les travaux commencent avant l’automne.
Ce calendrier nous permet de prévoir des activités pour l’été 2019 :

  • 7e journée d’étude, le 25 mai, et la publication des Actes de la journée d’étude 2018 (tome 3) – programme
  • 11e journée des Métiers d’art, dimanche 7 juillet, avec des artisans qui exposeront leurs produits, feront des démonstrations, et une Calligraphe qui proposera une initiation à l’art de la belle écriture (il faut s’inscrire) – programme
  • ouverture au public les dimanches après-midi des mois de juillet et août

Comme nous l’avions annoncé, nous n’assurerons pas les journées du patrimoine, mais Les Médiévales auront lieu à Saint-Martin-aux-Bois, grâce à la Confrérie du Cerbère.
Pendant la durée des travaux, l’église sera vraisemblablement inaccessible, mais nous essaierons de proposer des activités : une exposition de photos sur les stalles (de Saint-Martin-aux-Bois et d’ailleurs) pourrait être préparée et présentée à Saint-Martin-aux-Bois mais aussi dans les communes environnantes. Par ailleurs, nous tiendrons nos adhérents au courant de l’avancée des travaux, par l’intermédiaire de la Lettre d’Information.
Enfin, l’année 2020 est celle des 800 ans de la cathédrale d’Amiens, mais aussi des 500 ans des stalles qui la meublent : à cette occasion, un colloque sera organisé, en partenariat avec l’association Misericordia International, l’équipe de recherche TrAme de l’Université Jules Verne et peut-être d’autres associations. Ce colloque aura lieu à Amiens (Logis du Roy et Musée de Picardie) du 19 au 21 novembre 2020.

Au cours de l’assemblée générale ont également eu lieu les élections pour le renouvellement du Conseil d’administration : Dominique Cayeux, Monique Fatras, Gérard Hébuterne et Hervé Le Pochat, membres sortants, sont réélus, et nous avons le plaisir d’accueillir Marie-Christine Guizard, qui complète le conseil (qui compte dorénavant 12 membres).

Après l’assemblée générale, Tristan Lafon, architecte, invité par Philippe Stoeckel, président de l’association des Amis de l’abbatiale de Saint-Martin-aux-Bois, a donné une conférence sur l’état de l’abside et des vitraux, et présenté les travaux à venir.
Lire le compte-rendu

L’après-midi s’est terminé dans l’église où Tristan Lafon a pu expliquer de façon encore plus détaillée les problèmes posés par les vitraux.

Nous avons ensuite partagé le verre de l’amitié.

La miséricorde du mois !

À la Unedétail stalle de Salins-les-Bains

Nous vous avions demandé:
Que représente cette sculpture ? Que tient ce personnage dans ses deux mains ?

détail stalle de Salins-les-Bains
Salins-les-Bains (Jura)

Et voici la fin du mystère:

Notre dernière photographie ne montrait pas une miséricorde ni un appui-main : c’était le premier mystère !

Cette petite sculpture en faible relief se trouve sur la rampe d’un ensemble de stalles situé dans l’église Saint-Anatoile à Salins-les-Bains (Jura), stalles datées de la fin du 15e siècle.

Dans la plupart des ensembles de stalles, les jouées sont surmontées d’une rampe sculptée de personnages, d’animaux, de monstres sculptés en ronde-bosse, ou de volutes. Ici, les sculptures s’inscrivent sur les deux faces de volutes plates. Chaque jouée est surmontée de deux volutes, ce qui donne quatre petites scènes par jouée. Ce genre de rampe est très rare en France, mais se voit en Grande-Bretagne.

Le deuxième mystère concerne le personnage lui-même : il est à genoux, et tient dans chaque main un objet en bois, muni de grosses piques (sans doute métalliques). Cet homme n’a pas de pieds : il marche à quatre-pattes, sur les genoux et les mains, ces sortes de patins évitant le contact des mains et du sol.

Des pauvres, mutilés, mendiants, se rencontrent dans différents ensembles de stalles médiévales : une miséricorde des stalles de l’ancienne abbaye de Saint-Lucien-lès-Beauvais, au musée national du Moyen Âge, à Paris, montre un mendiant, pauvrement vêtu, à la porte d’une masure, une jambe mutilée et soutenue par un pilon qui lui permet de marcher. Mais nous n’avons jamais vu sur des stalles l’objet qu’utilise le personnage de Salins-les-Bains, objet qui est cependant présent sur des tableaux de Pieter Bruegel, dit l’Ancien, par exemple Le Combat de Carnaval et Carême (daté de 1559, conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne), ou sur un devant d’autel récemment présenté dans l’exposition L’art en broderies au musée national du Moyen Âge : la broderie de la Légende de saint Marc et de saint Jean (1e moitié du 14e siècle) provenant de l’hôpital civil de Malines met ainsi en scène un personnage estropié implorant saint Martin.

Mendiant
Antependium-Malines