Lettre d’information n°72 – octobre 2026

L’été à Saint-Martin-aux-Bois

A Saint-Martin-aux-Bois comme partout en France, la saison estivale a été particulièrement chaude ! Cela peut sans doute expliquer que le nombre de visiteurs est légèrement inférieur à celui de l’année 2025 (pourtant, la fraîcheur de l’église était bien agréable !). Nous avons accueilli 213 personnes au cours des 9 dimanches des mois de juillet et août (227 en 2025), avec d’énormes différences selon les dimanches : le nombre de visiteurs varie de 2 à 43 ! Cela rend l’organisation des permanences difficile, car nous ne pouvons pas prévoir le nombre de guides…

Les Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, ont également connu une légère baisse de fréquentation (143 personnes en 2026, 167 l’année précédente), alors que nous étions présents pour accueillir le public de 10 h à 18 h pendant tout le week-end.

Mais si la quantité n’était pas là, la qualité était bien au rendez-vous ! Aussi bien pendant l’été qu’en septembre, les personnes qui viennent découvrir, ou revisiter, l’église, sont toujours très attentives et apprécient les informations qui leur sont données. Les questions sont nombreuses et les échanges entre visiteurs et guides sont toujours riches.

Lors des Journées du patrimoine, nous avons présenté l’exposition Le Langage des stalles, toujours aussi appréciée, et qui incite les visiteurs à passer un long moment dans l’église.

L’origine géographique de nos visiteurs est assez variée. Certains viennent des villages voisins, et passent non loin de l’église régulièrement, sans jamais avoir eu l’occasion de la visiter ! D’autres se déplacent depuis Dieppe, Charleroi, Boulogne-sur-Mer… parfois sur les conseils d’amis venus l’année dernière. Le bouche-à-oreille est toujours le moyen d’information le plus efficace ! C’est ainsi grâce à Marie-Jane, choriste, que de nombreux compiégnois ont découvert la merveille gothique du plateau picard !

Réparations sur le toit

Après la tornade qui, dans la nuit du 27 au 28 juin, avait arraché des tuiles sur le toit de l’église, des travaux urgents s’imposaient pour éviter que la pluie pénètre et attaque charpente et voûtes. Très rapidement, l’architecte des bâtiments de France est venu se rendre compte de l’ampleur des travaux à envisager. La commune est intervenue avec force auprès de l’assurance qui a envoyé un expert, un couvreur local a proposé un devis et a réalisé les travaux nécessaires en urgence.

Le montant des travaux s’élève à plus de 18 000 € et est en partie couvert par l’assurance (qui fait intervenir un taux de vétusté pour évaluer le remboursement). Le reste à charge pour la commune est élevé, environ 5 000 €.

Mais il n’était pas question d’attendre, l’édifice doit être hors d’eau ! L’église pourra accueillir en octobre plusieurs mariages et manifestations musicales en toute sécurité !

Des stalles originales

Connaissez-vous l’église Notre-Dame de la Tronchaye ? Elle est située dans le Morbihan, à Rochefort-en-Terre, commune élue « village préféré des Français » en 2016.

La légende raconte qu’au XIIe siècle, une jeune bergère a découvert, dans un tronc d’arbre (d’où le nom Tronchaye), une statue de la Vierge allaitant l’Enfant Jésus. Une église fut construite sur le lieu même de la découverte et très vite un pèlerinage fut institué.

En 1498, Jean IV de Rieux, Sire de Rochefort, érigea cette église en collégiale. Cette fondation fut rendue perpétuelle par son fils, Claude de Rieux, en 1527.

Qui dit collégiale… dit stalles, bien sûr ! Le chœur liturgique fut équipé d’un ensemble de stalles, qui meuble toujours l’édifice et présente des éléments très originaux, comme les inscriptions sur les accotoirs et accoudoirs et des miséricordes formées de visages d’hommes

Une autre caractéristique de cette église est la présence de pots acoustiques, des sortes de vases, insérés dans la voûte et parfois les murs, pour améliorer l’acoustique du bâtiment.

Toutes ces particularités méritent d’être étudiées : ce sera l’occasion lors du colloque qui se tiendra à Rochefort-en-Terre les 6 et 7 octobre 2026.

Stalles de Picardie est partenaire de cet événement : une communication sera proposée par Kristiane Lemé-Hébuterne, et l’exposition Le Langage des stalles sera présentée pendant le colloque et restera dans le Morbihan où elle voyagera dans divers lieux d’accueil et pourra être admirée par de nombreux visiteurs et chercheurs.

Pour en savoir plus : cliquer ici

Texte et illustrations de Kristiane Lemé – Hébuterne

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